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D’un geste de la main saluant l’hirondelle,
L’ermite se repose, assis sur ses talons ;
Lui qui sait que ses jours ne seront plus très longs,
Il aime retrouver cette errante fidèle.
Sur l’habitant du ciel son âme prend modèle,
Car nous, pesants humains, en rêve nous volons ;
Le but inaccessible, au moins, nous le frôlons,
(C’est ce que pense aussi l’oiseau de la gadelle).
Du chêne et du roseau nous admirons le couple,
Face à l’adversité, l’un raide et l’autre souple,
Puis ils se sont rejoints dans l’éternel repos.
Ma main écrit pour ceux dont les jours furent sombres,
Tels Verlaine et Rimbaud, dans leurs malheurs sans nombre ;
Mais de les imiter, ce n’est pas mon propos.
