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La musique de Jean charme les sauterelles,
Ce sont des airs de lyre amplement modulés ;
En cadence tu vois les herbes onduler,
Éprises de ces sons vraiment nouveaux pour elles.
Ce chant vient souligner la danse naturelle :
De mille papillons qu’ici tu vois voler,
Eux qui jamais ne sont de tâches accablés,
Sinon de prendre soin de leur voilure frêle.
Au désert n’a point cours l’éloquence latine,
La langue de chacun n’a nul style imposé ;
Au désert n’a point cours la pesante routine.
Un jour tous les sept ans la pluie vient arroser
Ce lieu que la nature à l’ascèse destine ;
Tu vois le bon ermite alors se reposer.
