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D’automnes successifs j’ai connu la saveur,
Où le vent composait des rimes insensées ;
Je ne parvins jamais à capter ses pensées,
Mais ce détail est loin d’être en sa défaveur.
Les insectes des bois chantaient avec ferveur,
Reprenant mille fois la strophe commencée ;
La dryade d’ici n’en fut pas offensée,
Ni l’ondin délirant, ni le faune rêveur,
Le vent, depuis toujours, suit ses propres chemins,
Il n’en changera point du jour au lendemain ;
Il s’accommode bien d’une absence de route.
Un souvenir s’endort dans mon coeur de buisson,
Celui d’une lumière ou celui d’un frisson ;
Rien ne réparera ma mémoire en déroute.
