Lit de flammes

image de l’auteur

J’allume mon bûcher dans une aube argentine,
C’est par la combustion que mon corps devient beau ;
Mes cendres, le sais-tu, n’iront pas au tombeau,
C’est à mon renouveau que le sort les destine.

L’air chauffe mon plumage et brûle ma poitrine,
Je sais à quoi m’attendre et j’accepte ces maux ;
Je ne suis pas jaloux des autres animaux,
Je vaux mieux que la faune, ou terrestre, ou marine.

Sur des charbons ardents je trouve mon repos,
Si je frémis un peu, c’est pour rester dispos ;
Tu sauras que mon coeur est plus chaud que les flammes.

Un ange de la Mort, près de moi voltigeant,
Jette sur ce grand feu des regards négligents ;
La destruction du corps, c’est le repos de l’âme.

Cochonfucius

Mange-cerfs

image de l’auteur

La biche est délectable, et tu peux bien m’en croire,
Mais celui qui la prend n’en tire aucun orgueil ;
Mieux vaut donc sur le cerf obtenir la victoire,
Et que ton estomac lui serve de cercueil.

Ce fut pour Artémis un vrai sujet de gloire
Le jour où d’Actéon les dieux ont pris le deuil ;
Un noble fabuliste en transmet la mémoire
Qui traversa le temps, malgré quelques écueils.

Je sais que de ces bois mon chant trouble le charme,
Mieux vaut t’en divertir que de verser des larmes ;
D’ailleurs, mon appétit vient de se réveiller.

Un roi fit le projet de me livrer aux flammes,
Je lui fis regretter cette démarche infâme ;
Ainsi, son successeur n’ose me surveiller.

Cochonfucius

Consolation politique

Photo de Robert Doisneau

« La période qui vient est dite électorale,
Pourtant, j’aimerais mieux un monde sans seigneurs.
Si de les désigner nous recevons l’honneur,
(Merci à eux pour la satisfaction morale),

Nous pourrions mieux servir la cause générale
En n’ayant point recours à ces dominateurs
Ni à leurs compagnons, profiteurs, exploiteurs,
Destructeurs de nature australe et boréale. »

Ainsi se lamentait un poète anarchiste
Que l’abus des pouvoirs chaque année rendait triste,
Et qui attendait peu (ou rien) des élections.

Un buveur plein d’espoir lui a dit : « Camarade,
L’élection que tu prends pour une mascarade
N’est que le premier pas vers la révolution ! »

Cochonfucius

Petit roi

Image du blog Herald Dick Magazine

Le roi des animaux profite de l’été,
Il part bûcheronner pas très loin de sa porte ;
Sans même se courber sous le bois qu’il emporte,
Il promène au sentier sa fière nudité.

Le chemin le conduit aux lieux de vérité :
Il s’y retrouve heureux, puisque son âme est forte,
Qu’il pourra se chauffer pendant la saison morte,
Auprès d’un joli feu qu’il aura mérité.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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