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Ce fier seigneur, c’est le renard des bois,
Le protecteur des poules orphelines ;
Dans son refuge, au bas d’une colline,
Il se calfeutre et ne craint pas le froid.
Presque jamais je n’entendis sa voix,
Qui, me dit-on, peut se montrer câline ;
Pour protectrice, il a Sainte Céline
Dont le fiston consacra notre roi.
Mais il est vieux, son âme est assoupie
Et sa parole est faiblement glapie ;
Pour bien chasser, il est trop nonchalant.
Sois rassuré, brave goupil d’automne,
Il faut vieillir ; que nul ne s’en étonne,
Nul ne pourra s’en défendre en râlant.
