
C’est l’an deux mille et dix, et ça me plaît assez,
Une page se tourne, une course nouvelle
Va prendre son départ. Mon coeur n’est pas usé,
Je ne le mettrai pas encore à la poubelle.
Même n’étant pas sûr d’avoir quelque talent,
J’aime avoir un public et j’aime l’épater,
J’ai un esprit tout neuf depuis le nouvel an,
Plus rien à voir avec ce vieux coeur négligé.
Une année, deux années, douze ans, trois olympiades !
Pour ce bout de chemin j’ai assez de cailloux,
Je n’ai plus peur des mots, des amours, des tocades,
Doutes et obsessions enfin se sont dissous.
C’est ici le matin de ma vie artistique,
Recevez mon bonjour et ma bénédiction,
Espérant que vos goûts sont aussi éclectiques
Que les vers fort divers paraissant sous mon nom.
Vive deux mille et dix, cette année sera belle,
Nous allons bien produire et nous allons briller.
Des vers bien réguliers, des proses naturelles,
Et des fables viendront la sagesse habiller.
