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Je sais du mal de vivre éloigner la douleur,
Un Bouddha me l’apprit, qui au Népal habite ;
Ce fut dans mon mental une lueur subite,
Soudain j’ai cessé d’être un oiseau de malheur.
Je supporte à présent le froid et la chaleur,
Sans faiblir, désormais, mon petit coeur palpite ;
Il ne ralentit point, ni ne se précipite,
Le sang dans mes vaisseaux a de belles couleurs.
Ce corps n’avait, jadis, qu’une voix étouffée,
Elle s’est éclaircie, elle s’est étoffée ;
La colombe m’écoute et trouve cela beau.
Je vois autour de moi d’apaisants paysages,
Des humains rencontrés s’adoucit le visage ;
Tout le monde est gentil, sauf deux ou trois corbeaux.
