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Je confesse mon souverain,
Je suis intime avec la reine ;
De mes neveux c’est la marraine,
Qui pour parrain ont un marin.
Mon sanctuaire est souterrain,
Quelques fantômes s’y promènent ;
Eux qui n’ont plus figure humaine,
Dans le trépas restent sereins.
Défunts sans regard et sans membres,
Leurs linceuls ont des reflets d’ambre ;
Insondables sont leurs tourments.
Leur mort, ils ne l’ont pas choisie,
Elle les prit traîtreusement ;
Pour eux, c’est bientôt l’amnésie.

🖤
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