
image de l’auteur
Étoile distante et sereine,
J’ai quelques planètes sans eau ;
Elles m’appellent leur marraine,
Car j’ai veillé sur leurs berceaux.
Elles n’ont que d’arides plaines
Que ne parcourt aucun ruisseau ;
Tu n’y verras nulle fontaine,
Tu n’entendras aucun oiseau.
Mondes abandonnés des dieux,
Vainement parcourant les cieux ;
Ils n’auront point d’Adam ni d’Ève.
Je suis l’astre sans horizon ;
Cet univers est ma prison,
Mon existence, un mauvais rêve !
