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Je marche le long d’un ravin,
Je suis une bête indocile ;
J’évite les parcours faciles,
Tu me les montres, c’est en vain.
Chevrier, va boire ton vin,
Prends tes aises dans ton asile ;
Moi, j’irai voir le bouc Basile,
C’est un reproducteur divin.
Ici vient aussi le Satyre
Que tant de bergers combattirent ;
Tous les trois, nous nous égayons.
Nous sauterons comme des lièvres,
Baignés dans les tièdes rayons
D’un soleil qui n’a rien de mièvre.
