
image de l’auteur
Je vais de l’une à l’autre rive,
Sans craindre les nuages noirs ;
Je vais du matin jusqu’au soir,
J’aime les errances tardives.
Quelques ondines fugitives
Discrètement se laissent voir ;
Elles sont porteuses d’espoir,
Ces ambassadrices furtives.
L’ondin dans son manoir s’endort,
Les feux s’allument dans le port ;
Je veux reposer ma carène.
Je ne vais donc rien ajouter,
Mieux vaudra la voix souveraine
Du silence, à n’en point douter.
