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Jamais je n’eus soif d’aventure,
L’ordinaire me suffit bien ;
Donc, le banal, le quotidien,
C’est ce qu’il faut à ma nature.
Bien frugale est ma nourriture,
Et je la prends comme elle vient ;
J’aime ce corps, je l’entretiens
Sans le gaver de confiture.
De n’avoir pas ce que je veux
Ça ne me rend pas trop nerveux.
Je m’arrange de ce qui reste.
Quand viendra le temps de l’adieu ?
Ce n’est guère loin, je suis vieux ;
Ma tombe aussi sera modeste









