Monstre calme

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Jamais je n’eus soif d’aventure,
L’ordinaire me suffit bien ;
Donc, le banal, le quotidien,
C’est ce qu’il faut à ma nature.

Bien frugale est ma nourriture,
Et je la prends comme elle vient ;
J’aime ce corps, je l’entretiens
Sans le gaver de confiture.

De n’avoir pas ce que je veux
Ça ne me rend pas trop nerveux.
Je m’arrange de ce qui reste.

Quand viendra le temps de l’adieu ?
Ce n’est guère loin, je suis vieux ;
Ma tombe aussi sera modeste

Cochonfucius

En réponse à « Chapelle paumée »

 

image de l’auteur

Je ne connais ni saint ni sainte
Et même aucune vierge enceinte,
Juste un prédicateur idiot
Parlant sous l’effet de l’absinthe.*

Ses paraboles sont succinctes
Mieux vaut cueillir quelques  jacinthes
Que de croire à tous ces mondiaux
Mensonges: Zéphyr, Hyacinthe…

Pierrette

*Cochonfucius

Timidité des arbres

image de Pierrette

Les arbres, timides créatures,
Se donnent une dose de courage
En buvant  quelques verres de vin…
Attiré par leurs doux murmures,
Un bien étrange personnage,
Qui a l’âme d’un magicien,
Leur verse de nombreux flacons
D’un grand cru de dom Pérignon
Et puis s’allonge dans leur ombre
En croquant des bouts de concombre…
Égayé par les aventures
Qui se bousculent dans leurs chansons
Il compose des poèmes en nombre
Où ses compagnons , quelle histoire
Nous apparaissent ou gris ou noirs
Comme de joyeux piliers de bar

Stahlder

Arbre noir

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L’arbre qu’ont connu mes ancêtres,
Il est noir, été comme hiver :
Selon les lois de l’univers
C’est bien ainsi qu’il devait être..

Cet arbre n’a ni Dieu ni maître
Et c’est là son moindre travers ;
Tous ceux qui voudraient qu’il fût vert,
Il a su les envoyer paître.

Tu ne feras rien de son bois
Il en est de meilleurs, crois-moi ;
Choisis plutôt le sycomore.

Ce bois noir dont rien tu ne fais,,
C’est un trésor, et plus encore ;
Il est inutile et parfait.

Cochonfucius

La danse du cygne

image de Pierrette

L’ombre d’un cygne se profile
Sur l’azur du ciel de midi…
Un promeneur secoue la tête
Et blâme une grasse andouillette
Arrosée d’un verre de Chablis,
Et cette image volatile
À peine entraperçue, s’enfuit…
Nées d’une aimable fantaisie,
Quelques souvenirs d’Indochine
Éclosent alors dans son esprit.
Abandonnant à leur destin
Les fleurs fanées à la racine,
J’irai, fredonne-t-il, mutin,
Danser dans la ville des filles
Avec les cygnes dont les yeux brillent…
Quand, visitant son domicile,
Un rayon de lune se reflète
Dans le miroir de sa fenêtre
L’ombre d’un cygne se profile
Sur l’argent du ciel de minuit

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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