Prisme lunaire

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Composition de l’auteur

La lune, comme un prisme, altère les rayons
Qui viennent du cosmos, et nous nous distrayons
À contempler ces jeux de couleurs insolites
Dans le soir traversé de lourds aérolithes.

Les animaux marins entourent le donjon
Pour entendre parler l’empereur des pigeons ;
Un grand catoblépas, par la suite, interprète
Un air du Moyen Âge, à grands coups de trompette.

La tortue de sinople agite un éventail
Pour insuffler la vie au sombre épouvantail ;
S’emparant d’une plume, il s’empresse d’écrire
Au dos d’un vieux bouquin, ces trois quatrains pour rire.

Cochonfucius

 

Lac de vin

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image de l’auteur

Cent coupes de métal, chacun a pris la sienne ;
Auprès du lac de vin, partons nous promener,
Sous l’éclat du soleil, il semble bouillonner
Dans le vent que surchauffe une ardeur méridienne.

Entre l’homme et le vin, c’est une histoire ancienne,
Et le choeur féminin, par Dionysos mené,
D’amphores bien remplies était environné.
J’en ai pris mon plaisir, autant qu’il m’en souvienne,

Qu’il eût un goût de sucre, ou bien qu’il fût amer,
Sous l’orage en été, sous la neige en hiver,
En respectant, ou non, l’usage et convenance ;

J’aime donc voir un lac en ces magiques lieux,
Car cette robe rouge est plaisante à mes yeux ;
Je suis admiratif de ces vagues qui dansent.

Cochonfucius

Dans l’azur

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Composition de l’auteur

Le pluvian boréal chante au pays de glace :
L’accompagne, le soir, la harpe du sorcier.
La grenouille polaire arpente le glacier
Ainsi que la banquise, où légère est sa trace.

Dès que ce batracien montre sa verte face,
Un arctique fantôme, enfourchant son coursier,
L’accompagne au troquet où ils vont apprécier
Un thé du Kamtchatka dans une grande tasse.

En ces terres du Nord, les instants se ressemblent ;
Dans les mêmes endroits, les mêmes gens s’assemblent,
Disant assidûment du mal des dirigeants.

Le mur de la taverne est vierge de verdure :
Elle ne saurait vivre à ces températures ;
Les ours dansent au loin, sous la lune d’argent.

Cochonfucius

Nocturne

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Toile de Ford Madox Brown

Le monde étrange du sommeil
où luisent de sombres éclats
foisonne de monstres pareils
aux fantômes de l’au-delà

Mais j’aime ce monde incertain
et la noirceur de son soleil
car c’est là du soir au matin
que je cueille les fruits vermeils

de nos impossibles amours
car en rêve ou en insomnie
en discorde ou en harmonie

le coeur léger ou le coeur lourd
joie ou tristesse en ma mémoire
à toi je pense en la nuit noire

Cochonfucius

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Valentin sous la terre

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Toile de Hieronymus Bosch

L’amour en inframonde, un désordre infini !
Une chimère adopte un petit cochon rose,
Des corps vont s’unissant pour de futiles causes,
La cigogne rencontre un dahut dans son nid.

Le lourd catoblépas arbore un bikini ;
Le léger colibri sur l’iguane se pose.
Nul arbitre, nul flic à cela ne s’oppose :
Sur ces cas, le juriste est assez démuni.

Les principaux démons siègent sur des gradins,
Contemplant ces ébats dans leur sombre jardin :
— Il ne fait pas trop froid, notre lave est bien rouge !

Un rhapsode égaré se croit chez Dupanloup ;
— Monseigneur, est-ce vous ? Votre visage est flou,
Il est mal éclairé, puis, tout le temps, il bouge.

Cochonfucius

Théorie

Réalisations de Nicolas Queinnec

En préambule une citation d’Etienne DECROUX (1898 – 1991) comédien et fondateur du Mime Corporel :

« On a demandé au grand sculpteur Carpeaux de faire quelque chose de beau pour mettre au fronton de l’Opéra : « l’Esprit de la danse ».

On a demandé à Maillol, un autre grand sculpteur ce qu’il pensait de ce travail et il a fait cette réponse d’imbécile vulgaire, d’autant plus surprenante qu’il était très fin :

« C’est bien, mais pourquoi a t-il mis des cuisinières ? »

Mais bien sûr que ce sont des cuisinières et c’est pour ça que c’est bien, parce que leurs corps opulents sont soulevés par l’Esprit de la danse. Ce qui prouve la force de cet esprit qui soulève des corps qui sont fait pour stationner »

Les « dits » d’Etienne Decroux. Recueillis par Thomas Leabhart, Claire Heggen et Yves Marc de 1968 à 1987. Etienne DECROUX, Mime corporel. Sous la direction de Patrick Pezin. L’entretemps. Saint jean de Védas 2003)

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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