Quand l’été ressemble à l’automne

hope-ken-day.jpg

Toile de Ken Day

Quand l’été ressemble à l’automne
Et qu’il fait sombre au fond des bois,
Que ton espoir ne t’abandonne,
Ni ta bonne humeur, ni ta foi ;
Cette vie n’est pas une course,
Mais la quête de quelques sources
Que tu découvres tous les jours.
Sois donc sans crainte, et cherche encore,
Sache que reviendra l’aurore,
Le temps du rire et des amours.

Même dans les jours de tristesse,
Je reste roi de mes douleurs ;
Même n’ayant plus ma jeunesse,
J’ai conservé le don des pleurs.
Je fais mon chemin vers la tombe,
Et sur le peuple des colombes
Je pose un regard fraternel.
De quelques rimes je m’éclaire
Que j’inscris dans ce sanctuaire,
Même s’il n’est pas éternel.

Cochonfucius

Saint Frusquin

uru.png

image de l’auteur

Le diable à Saint Frusquin proposa la richesse.
L’ermite a répondu : «Je veux rester pieds nus,
Si j’avais de l’argent, je serais en détresse,
Et mon âme craindrait mille maux inconnus.»

Le démon dit alors: «Veux-tu qu’une maîtresse
Te fasse découvrir des plaisirs ingénus ?»
Le saint n’avait besoin de nulle enchanteresse,
N’abritant nul désir sous son crâne chenu.

Avec le tentateur il partage un breuvage
Dont il venait d’avoir un nouvel arrivage,
Puis un peu de pain dur en guise de repas.

De cet homme de Dieu la voix n’est pas hautaine,
Le démon l’a tenté, ça ne le gêne pas,
Tous deux lavent leurs mains dans l’eau de la fontaine.

Cochonfucius

Au coeur de l’Héraldie, chapitre 2.

Moi, le Fringant papillon aidé de mes deux cannes: l’Espoir et la Responsabilité et fortifié par mon blason entièrement recoloré, je m’aventurai alors sur les chemins de l’Héraldie. Les Héraldiens qui m’apercevaient ne savaient pas s’ils devaient rire ou pleurer, en effet ma démarche était incroyable: j’ avançais par déplacement d’équilibre en m’appuyant sur mes deux cannes afin de ne pas tomber. La surprise que créait une telle démarche, incitait les Héraldiens à rire, mais d’autre part, on sentait en moi une telle détermination à aller plus loin malgré les difficultés que, quelque part j’inspirais le respect.
Sur les chemins de l’Héraldie, je songeais au fait que je n’étais plus vide, l’illusion qu’était Antoinette n’avait plus aucun pouvoir sur moi, mais il restait la souffrance d’Antoinette, celle-ci était bien réelle. Où était-elle passée? que devenait-elle maintenant que son image était brisée par mon regard? Il ne fallait pas l’abandonner mais la considérer telle qu’elle était, c’était le meilleur moyen de l’aider à continuer à vivre.
Je serrai mon blason contre moi ce simple geste m’incita à avoir sans cesse à l’esprit que j’existe, sentir que j’existe, exister enfin pour qu’Antoinette s’aperçoive que, quoi qu’il advienne, moi, le Fringant papillon j’étais toujours là, mais que sa vie ne dépendait pas de la mienne. Mais cette prise de conscience de la part d’Antoinette serait-elle suffisante pour qu’elle se reconstruise, prenne confiance en elle et puisse exister par elle-même enfin?

Continuer à lire … « Au coeur de l’Héraldie, chapitre 2. »

Homme de cent mille ans

nephilim1.gif

Représentation d’un des nephilim

On n’est pas sérieux quand on a cent mille ans.
Un Néanderthalien sans quartiers de noblesse
Dans un glacier alpin a dormi tout ce temps,
Grâce au réchauffement, il sort, il se redresse

Et vient déambuler par les bois et les champs.
Aux passants qu’il rencontre, il demande sans cesse
S’il reste de son groupe un peu de survivants.
Quand on lui dit que non, il n’est pas en détresse :

« Mon peuple a disparu, mais ce n’est pas un drame ;
Je vais chez les nouveaux me choisir une dame
Avec qui ce sera à la vie, à la mort. »

Jetant son dévolu sur quelqu’un de timide,
Le Néanderthalien ne fera pas d’hybrides :
Un juge Cro-­Magnon a tranché sur son sort.

Cochonfucius

Neuf rois minuscules

coa_hungary_country_history_imre_1196-1204.png

Image du blog Herald Dick Magazine

J’ai vu neuf petits rois avec leurs connétables,
Leurs fous, leurs chambellans et leurs vieux maréchaux,
Trônant dans un jardin, sous le ciel déjà chaud,
Jugeant de durs procès, d’une voix irritable.

C’était un temps d’automne, à peu près supportable ;
Le repas, ordonné par les grands sénéchaux,
Commençait par un plat de petits artichauts,
Les verres étaient pleins d’un petit vin de table.

Les valets dégustaient des pâtes dans des auges,
Dont la sauce, bien verte, avait un goût de sauge,
On les voyait perdus dans leurs mâchonnements.

Leur vin était versé par de roses servantes
Auxquelles ils disaient des choses captivantes ;
Elles s’embellissaient de leur étonnement.

Cochonfucius

Barde et moniale

cranach1.jpg

Composition de Cochonfucius

Une nonne a séduit Papillon de Lasphrise ;
Or le voilà rimant au nom de ses beaux yeux.
— « Rhapsode, oses-tu être ici jaloux de Dieu ?
Il est vrai que la dame a des formes exquises;

Eusses-tu entendu, pourtant, comme Moïse,
Un buisson te parlant au nom des lois des cieux,
Tu n’aurais point formé d’aussi profanes voeux !
Prends donc garde à l’échec d’une telle entreprise. »

— « Mais le ciel sans ses yeux ne me serait plus rien ;
Le beau se ternirait, nul goût n’aurait le bien,
Indifférent serait de trouver honte ou gloire.

C’est donc là tout le sens de ma supplication ;
Et si la belle entend ma douce invocation,
Je prie le charpentier qu’elle veuille m’en croire. »

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.