La vigne de Monseigneur Lapinot

urbc.png

image de l’auteur

Sans jamais s’adonner aux vaines beuveries,
L’évêque aime la vigne, et c’est avec raison ;
Quand sur sa table il pose un plat d’argenterie,
Le bon vin l’accompagne en toutes les saisons.

Bacchus est dans son coeur et sur ses armoiries
Où le pampre est montré, auprès d’un vert gazon,
Ainsi qu’un long chemin traversant la prairie
Pour aller doucement rejoindre la maison.

Le sang du charpentier, c’est une noble essence,
Même les réprouvés admirent sa puissance ;
Il charme nos esprits dans le Ponant vermeil.

Un jour n’est point perdu, pour autant qu’on l’arrose,
Trinquant avec un ange au coucher du soleil
Auprès du grand jardin où s’endorment les roses.

Cochonfucius

 

Apportez du bon vin à la table du Maître

guinguette.jpg

Toile de Renoir

Apportez du bon vin à la table du Maître,
Il faut boire aujourd’hui, chers compagnons errants,
En l’honneur de ce bel avril exubérant,
En l’honneur du printemps qui se décide à naître.

Le vent léger fait battre au port les grandes voiles,
Et danser les rideaux aux chambres du palais.
Buvez, mes compagnons, tout autant qu’il vous plaît :
Le vent léger vous charme en vos abris de toile.

Les danseuses viendront vous prendre en leurs bras souples,
Du satyre on entend la flûte de roseau
À laquelle répond la phrase d’un oiseau ;
Au soleil nous irons nous allonger par couples.

Aujourd’hui, n’allez pas noircir des pages blanches,
Scribes dont le visage a la même pâleur :
Aujourd’hui, c’est le temps d’errer parmi les fleurs,
D’écouter des chansons, de caresser des hanches.

Hors du moment présent, votre coeur ne possède
Presque rien en ce monde, aussi, cueillez le fruit
Qui s’offre devant vous, cueillez l’instant qui fuit,
Le regard qui se mouille et la lèvre qui cède.

* * * * *

Cochonfucius

Le jardin sans la croix

urub

image de l’auteur

La dame et le seigneur en leur prime jeunesse
Ont vu les fleurs s’ouvrir et les anges voler ;
Bercés par les chansons des oiseaux bariolés,
Ils aimaient ce jardin qu’ils admiraient sans cesse.

Mais au bout de sept jours, le prince et la princesse,
Ces deux enfants de Dieu, de gloire auréolés,
Parlèrent au serpent qui les sut enjôler ;
Or, bien cher fut payé ce moment de faiblesse.

Ce ne fut plus le temps d’entendre des chansons,
Mais ce fut le début des pleurs et des frissons :
Ils me l’ont raconté, le prêtre et la vestale.

Comment se délivrer de ce mauvais penchant
Qui nous fit déraper sur la pente fatale ?
C’est ce que je ne peux vous dire dans ce chant.

Cochonfucius

Danseur au sabre d’or

sarkozy_toison-d-or.png

Image d’Herald Dick

Non, ce sabre n’est pas en cristal de Venise,
Mais en métal doré, alliage dur et fort ;
De me le procurer, je n’eus certes pas tort,
Vous pouvez l’observer, c’est bonne marchandise.

Le père Dupanloup l’a béni, dans l’église ;
Il m’a dit que c’était un unique trésor.
Souvent, vous le savez, cet homme parle d’or,
Et ce qu’il m’en a dit n’est pas une feintise.

Je danse avec mon sabre, et j’oublie le malheur,
Car son noble contact supprime la douleur ;
Je me donne en spectacle, et le public abonde.

Si vous ne savez point vivre dans ce chaos,
Apprenez donc l’adage, en ce poème enclos :
Ayez un sabre d’or, soyez maître du monde.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.