Mots en goguette

D’après Guillaume Apollinaire

Les mots dans le ciel des idées
Dansent d’éternelles farandoles
Les échos de mots oubliés
Hantent d’antiques nécropoles

Ceux qui ne sont pas encore nés
Zigzaguent entre plusieurs langages
Une manière de les tester
Et de choisir leur parrainage

Ceux qui se veulent musiciens
Préfèrent des oiseaux les ramages
Les corbeaux, métaphysiciens,
Accueillent des paroles de vieux sages.

Puis, lorsque survient un bipède
Rêvant devant quelque papier
Au cours d’un de ces intermèdes
Où le monde cesse de tourner,

Des mots se glissent entre les doigts
De cet aimable écervelé,
Puis s’amusent de son émoi
Quand il déchiffre ses pensées

Stahlder

L’écriture est magique

image de l’auteur

Vers enchantés, sorcière prose,
Savourez-les, frères humains ;
Celui qui de vin les arrose,
Je dis qu’il est en bon chemin.

Même quand l’auteur est morose,
À la plume il mettra la main ;
La vie n’est pas jonchée de roses,
Incertains sont les lendemains.

Les mots n’en font qu’à leur idée,
Parfois leur verve est débridée,
Mais il n’en ont aucun remords.

Amusette ou récit tragique,
Devinette, ou chant nostalgique
Ornant le chemin vers la mort.

Cochonfucius

En réponse à « Chapelle sans mémoire »

image de l’auteur

Les murs n’ont nulle remembrance,
Terne est des vitraux l’apparence ;
Même les fantômes du lieu
Ont ailleurs porté leur souffrance.*

Avec de la persévérance
Et une bonne conférence
Nous cesserons d’être bilieux
Concernant ces quelques carences.

Pierrette

*Cochonfucius

Upupa

image de l’auteur

Je vais chasser parmi les fleurs,
Les insectes font mes délices ;
Que m’importe qu’ils me maudissent,
J’avale ces petits râleurs.

Des survivants j’entends les pleurs,
J’entends qu’ils réclament justice ;
Cela ne leur est pas propice,
C’est Dieu qui permit leur malheur.

En Éden il plaça la pomme
Pour mettre à l’épreuve les hommes ;
Notre sort est entre ses mains.

Huppe je suis, la bien nommée,
Vermine est par moi consommée ;
Applaudissez, frères humains !

Cochonfucius

Créquier de juin

image de l’auteur

Dryade, j’aime tes yeux verts,
J’aime ton sourire ineffable ;
C’est du lointain pays des fables
Que tu viens, d’un bel univers.

J’aime le faune, un peu pervers
Mais parfaitement respectable ;
J’aime aussi le loup redoutable
Et le mélomane pivert.

Je parle avec le vieil ermite,
Lequel jadis fut sybarite ;
En sagesse il est mon tuteur.

L’écosystème a ses mystères,
Le Ciel échange avec la Terre
Quelques clins d’oeil révélateurs.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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