Griffon marin

image de l’auteur

Monstre peu convaincant, je ne suis pas bien gras,
Je n’ai jamais été le roi des Lupercales ;
Je serais plutôt fait pour la vie monacale,
Mais je crois que l’Abbé n’a pas besoin de bras.

Une ondine jadis me vit et m’admira,
Mais cela fut contraire aux lois patriarcales ;
J’ai toujours respecté les coutumes locales,
Qu’importe le bonheur que mon coeur désira…

Mon parcours fut prudent, mais ne fut pas sans faute,
À de troubles penchants mon âme a servi d’hôte ;
Mais la plupart du temps, je ne fis rien de vil.

La pente du déclin, qu’à présent je dévale,
Me fait presque oublier l’ondine et ses rivales ;
Mon coeur est délicat, mais il n’est point subtil.

Cochonfucius

Monstre ravissant

Composition de l’auteur

Comètes vont le ciel de gueules allumant,
Suivant un long trajet qui presque s’éternise ;
D’un monstre du cosmos elles se trouvent prises,
Comme on en imagine, au Jour du Jugement.

L’abeille du destin voit ça sereinement,
Elle apprécie ce monstre et bien le favorise ;
Heureuse du succès de sa grande entreprise,
Elle note en son coeur ce grand événement.

Tout rempli, à présent, d’une énergie nouvelle,
L’animal fabuleux va rencontrer sa belle ;
Quels rejetons seront issus de leurs amours ?

Or, moi, qui ne suis pas un mangeur de comètes,
Je demeure en repos sur mon humble planète,
Me nourrissant de plats qui sont beaucoup moins lourds.

Cochonfucius

Familiarités

Composition de l’auteur

Robert nargue un peu ses potes,
Cultivateurs de carottes :
Il dit qu’ils sont près du sol
Où fleurit le trèfle fol.

Par le trèfle et les abeilles,
Quel miel ! une vraie merveille ;
C’est pour mettre sur du pain,
À la pause, entre copains.

Robert nargue un peu Gribouille,
Disant que c’est une andouille ;
Mais c’est un lion, par ailleurs,
Le plus fort et le meilleur.

Cochonfucius

Dernier jardin

Image de Stéphane Cattaneo

Vous respirez la paix, tombeaux de pierre grise ;
Depuis déjà longtemps, j’aime cette couleur.
J’aime aussi la chanson des arbres dans la brise
Et l’ombre des chemins où surgissent des fleurs.

Les morts n’entendent plus ce que les oiseaux disent,
Ou pensif rossignol, ou moineau querelleur ;
Ils n’entendent pas plus le prêtre en son église,
Cet espace et ce temps, ce ne sont plus les leurs.

Le vivant se console en la boisson vermeille,
Contemplant au jardin la course des abeilles
Qui semble, à ce moment, figure de l’espoir.

Le cimetière, un point dans l’univers immense,
Groupe vivants et morts dans un même silence
Sous le ciel printanier, qui bientôt sera noir.

Cochonfucius

Petit hexapode

ab-or

image de l’auteur

L’abeille explore la nature,
Une boussole la conduit
Par les jardins, quelle aventure !
Il faut rentrer avant la nuit.

Ah ! son moral jamais ne sombre.
Cet hexapode est fort petit,
Mais ne craint le soleil, ni l’ombre,
Ni par l’oiseau d’être englouti.

Tu peux survoler un abîme,
Tu peux monter au firmament ;
Ta vie pourrait être sublime,
On te prend ton miel, seulement.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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