En réponse à « Sagesse du créquier »

ecqrpie

image de l’auteur

— Excusez-moi, Maître Créquier,
Se peut-il que vous m’expliquiez
Le sens des lois de l’Univers,
Que l’autre jour vous évoquiez ?*

—- Imaginez un échiquier :
Un pion sans que vous le brusquiez
S’y déplacerait à l’envers
Riant que tout, vous compliquiez.

Pierrette

*Cochonfucius

Tétramécanoptère

ecji

image de l’auteur

Il sait l’horizontale, il sait la parabole,
Ce noble prédateur au firmament se tient ;
Il inspecte souvent les lieux qu’il connaît bien,
Il en connaît le charme, il en sait les symboles.

Tu ne le prendras point pour un ange qui vole,
Ce céleste passant ne lui ressemble en rien ;
Lui qui vivait, jadis, entouré par les siens,
Se trouve solitaire en son errance folle.

Est-il ami du diable ? est-il proche de Dieu ?
Demande à l’inframonde, interroge les cieux,
Cette chose pour moi ne fut pas précisée.

C’est un monstre volant, ce n’est pas un vautour,
Il reçoit aujourd’hui son pain de chaque jour ;
Il le saisit alors, de sa griffe aiguisée.

Cochonfucius

Vieux phénix

phoenix_by_psyfrostcosplay-d5wmh1a

Illustration de  Psyfrostcosplay

Une dernière fois, tu rêves sur ta branche.
Le jardin est paisible, où mûrissent les fruits,
La ville est endormie au matin, c’est dimanche
Et le jour est ici moins bruyant que la nuit.

Une dernière fois, tu rêve sur ton arbre
Vers lequel ne viendra nul renard, nul trompeur ;
Le jardin est orné d’un Apollon de marbre
Qui semble t’admirer de ses beaux yeux rêveurs.

Ce temps est revenu : tu as lu tous les livres,
Il n’est plus temps de rire, il n’est plus temps de vivre :
Un phénix mûr se doit de savoir s’endormir.

C’est, une fois de plus, le temps des belles flammes
Qui dansent dans le vent comme danserait l’âme…
(Si l’on pouvait danser au moment de mourir).

Cochonfucius

Arbre à phénix

ar-a-ph

image de l’auteur

Ce n’est point, dans la cour, une aimable tonnelle ;
Il n’est pas abreuvé par le fleuve Léthé,
Mais il pousse bien loin des plantations de thé :
Viennent mille phénix y reposer leurs ailes.

Or, l’espoir en leur coeur et la crainte se mêlent,
Sachant qu’il faut brûler quand finit leur été ;
Vont-ils redevenir l’oiseau qu’ils ont été ?
C’est un mystère ardent que la flamme recèle.

Car le corps du phénix est son propre ennemi,
Et son âme, parfois, le comprend à demi,
Quand il se vient poser sur l’arbre sans feuillage.

Comment ce corps revit, l’oiseau ne le sait pas,
Sa conscience en ce jour le lui narre tout bas,
Jamais il ne comprit cet étrange langage.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.