
Auteur : pierrette
Le blason-sonnet de Louis-Nicolas B. de la 5e2

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Le monde manichéen
Pourquoi est-ce ainsi le combat éternel ?
Toujours le bien est contre le mal indomptable.
Comment écrire cette histoire naturelle?
Point d’histoire sans ce combat inéluctable?
Sable contre l’argent : un inconditionnel,
De gueules vif contre l’azur clair, c’est notable.
On trouve dans l’affrontement sempiternel
Les places aux champs de batailles qui sont peu fiables.
Aux jeux, dans la galaxie, dans les films ou autres…
Le manichéisme est merveilleux mais pourtant
Quand il s’éternise, jugez qu’il est lassant.
Le lion de gueules est le mal qui parfois se vautre,
Le lion d’azur est le bien souvent victorieux,
Grâce à l’épée de l’aigle subtil et glorieux.
Louis-Nicolas
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Tiercé en pairle de sable, d’azur, de gueules. Le 1 à l’aigle romaine d’argent, le 2 et le 3 chargés d’une épée d’or posée en pal accostée à dextre et à senestre de deux lions affrontés, d’argent aussi.
En réponse à « Sacré Triple Coeur »

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Voici les coeurs, tu le devines,
Des trois hypostases divines
Ainsi que les montre un vitrail
D’une cathédrale angevine.*
Dans une église poitevine,
On trouve le vitrail d’Alvine
Y est dessiné un pont-rail
Où hélas toujours il pleuvine.
Pierrette
Sacré Triple Coeur

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Voici les coeurs, tu le devines,
Des trois hypostases divines
Ainsi que les montre un vitrail
D’une cathédrale angevine.
Salamandre en Eden

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Privé de ses humains, le jardin fut tranquille,
Ils s’étaient éloignés et le serpent aussi ;
Je ne regrette pas ces créatures viles,
Ma vie de salamandre est sans aucun souci.
Je ne vois pas les jours ni les saisons qui filent,
Je sais bien que Chronos est un dieu sans merci ;
L’âge a déjà rendu mes jambes malhabiles
Et mon oreille sourde, et mon coeur indécis.
Cette terre, pourtant, n’est pas abandonnée,
Même si l’infraction ne fut point pardonnée ;
En leur mémoire l’ont les mages d’Orient.
Je sais que bien plus tard, ils se mettront en marche
Pour aller saluer un enfant souriant ;
Le roi David, alors, dansera devant l’Arche.
Narration pittoresque
Menteur

Pinocchio, tel qu’imaginé par le premier illustrateur Attilio Mussino. / © France 3 Côte d’Azur
– Un jour que le ciel était clair,
En l’absence de tout éclair,
J’ai vu voler des raies Manta.
– Hum ! De me mentir, tu as l’air.
Rosalyn
Rosalyn, tes notes envoûtent,
Apaisent les coeurs en déroute ;
Au fil des variations Goldberg
Nos peurs sont peu à peu dissoutes.
Un carburant fossile

Toile de Dalí
Dieu avait réuni, dans un premier Jardin,
Un Adam raisonnable avec une Eve pure.
Le serpent n’a pas pu tenter ces créatures,
Ils ont donc prolongé leur bonheur anodin.
Dieu, de cette vertu, un peu jaloux, soudain,
Sous la pierre écrasa cette verte nature.
Ils ont connu, vivants, la lourde sépulture,
Ceux envers qui l’amour est devenu dédain.
Passe une éternité sous le couvercle gris ;
Ne resta des enfants du premier Paradis
Que chair décomposée en un jus noir qui colle.
Au bout de l’audacieuse expérimentation,
Humant le noir produit de la fermentation,
Dieu vit qu’il était bon, et le nomma «pétrole».
Trois architectes

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Le projet du premier tient à peu près la route ;
C’est un fier bâtisseur, il fera son chemin,
Le voici, paradant, une maquette en main,
Et sur lui, je n’ai rien à dire, somme toute.
Le deuxième dessine une montante voûte ;
Il est sûr d’inventer la maison de demain,
Car il veut apporter le bonheur aux humains ;
Je dis que ses pareils, souvent, sont en déroute.
Le troisième introduit des solutions faciles,
Il veut qu’un chantier soit un non-événement ;
Si le maçon n’opère aucun détournement,
La pierre lui sera bienveillante et docile.

