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La danse cardio-vasculaire
De ce vivant crépusculaire
Le maintient presque en bonne forme,
Mais sans rien de spectaculaire.
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

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La danse cardio-vasculaire
De ce vivant crépusculaire
Le maintient presque en bonne forme,
Mais sans rien de spectaculaire.

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Cette fleur a poussé près de la basilique
Au jardin de l’évêque au pied des nobles tours ;
Monseigneur l’aime plus que les saintes reliques,
Il ne se lasse point d’admirer ses atours.
Quelques enfants de choeur à l’arroser s’appliquent,
Les nonnes du couvent lui parlent tour à tour ;
L’herbe de Saint Denis n’est pas mélancolique,
D’autres charmantes fleurs se montrent alentour.
Elle s’endort au son de la cloche qui tinte
En contemplant au ciel la lune presque éteinte ;
Une bénédiction d’une étoile parvient.
Je sais que d’une fleur l’existence est fort brève,
Mais elle dure assez pour nourrir un beau rêve :
Un qui comble le coeur, un dont on se souvient.

Pays de Poésie
Brillante dans le vent lunaire,
La porte de l’imaginaire
S’ouvre, si l’on tape son code,
Dont je me souviens, d’ordinaire.

Poster de Libertymaniac
Chercher, c’est être explorateur
Du possible et de l’impossible,
Cela tout en étant la cible
De sérieux évaluateurs.
Chercher, c’est être traducteur,
Déchiffrer l’incompréhensible,
En faire une prose lisible,
Dialoguer avec ses lecteurs.

Citoyen, tu me subventionnes,
Je sais que parfois ça t’étonne,
Le désordre sur mon chantier.
Si tu prends ça pour du laxisme
Ou pour du bel amateurisme,
Détrompe-toi, c’est un métier.

Toile de Dali
Flattant ma vanité, un trop brûlant désir
S’est adressé à moi. Amie, je me contente
De jouer avec toi, puisqu’un tel jeu nous tente ;
D’aller sur cette voie nous fait tous deux frémir.
Si sur ta poésie j’ai voulu renchérir,
Ta réponse à ma voix est trois fois plus charmante.
Ce qui était secret devient chose flagrante,
Je ne permettrai pas qu’on vienne l’appauvrir.
Puisque mon sort dépend de ce que je te dois,
Sérieuse est ma prière, et je dis : pense à moi,
Règne sur ton poète, amie de mes pensées.
S’il existe un soleil n’éclairant qu’une fleur,
S’il existe un soleil qui sent battre son coeur,
Fais de moi un soleil allant sur sa lancée.

Toile de Edvard Munch
Danse onirique et noire, et pure, et silencieuse,
Cerveau unique où deux esprits sont enlacés ;
Un lien sans avenir, sans contact, sans passé,
Gardé par quatre cents missives sentencieuses.
Dans le creux de la nuit, interjections fiévreuses,
Désespoir de dormir à soi-même embrassé ;
Traversant en apnée, tel un grand cétacé,
La longue nuit d’hiver et ses fosses ombreuses.
Ermites vont plaidant une saine abstinence
Qui permettrait d’atteindre une humble transcendance ;
Le mérite survienne à qui survit ainsi.
Je m’assieds dans le noir, j’allume une lanterne,
Et je laisse flotter mes sentiments en berne :
La transcendance est là, dans cette voie aussi.

Toile de Nancy Denommee
Adam aimait l’amour sans avoir jamais vu
De féminin minois… et puis, une luronne
Qui n’a pas froid aux yeux, à ce point l’impressionne
Que son cœur de l’Eden ne se satisfait plus.
Et lui qui se montrait tout innocent et nu
Devient majestueux au milieu de l’automne,
Les oiseaux du jardin, bien sûr ça les étonne,
De le voir explorer ce parcours inconnu.
Mais Adam n’est pas libre, et sa vie est inscrite
Au plan du Créateur, en sa règle, en ses rites.
Lilith partit un jour vers je ne sais quel sort.
Adam n’a de cela gardé nulle souffrance,
Ce bel amour était une vaine plaisance ;
Celui qu’il a pour Eve est fort comme la mort.

Toile de Max Ernst
Apprenons chaque jour la force du silence.
Il nous en a fallu, du temps, pour le choisir,
Combien nous en avons débattu, à loisir,
Mettant sincèrement nos coeurs dans la balance.
Je n’écris pas ceci par jeu, par nonchalance,
Ni pour faire de l’art, ou me faire plaisir,
Mais pour exorciser l’intrusion du désir
Bousculant de nos vies la tranquille ordonnance.
Si nous l’apprivoisons, nous verrons survenir
Chacun au fond de soi, les plus beaux souvenirs,
Ni vraiment différents, ni tout à fait semblables :
Comme s’ouvrent deux fleurs d’automne, au même instant,
Dans deux jardins qui sont l’un de l’autre distants,
Et semblent partager un désordre ineffable.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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