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Hier, un voleur patenté,
De nous délester, a tenté.
Pour nous dérober la caisse,
À nos vies, il a attenté.
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

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Hier, un voleur patenté,
De nous délester, a tenté.
Pour nous dérober la caisse,
À nos vies, il a attenté.

My love comes to me,
She has heard the song of the
Most foolish mermaid.
A few days of happiness
My soul mate is my sunshine.

Hortus Closus 3-7-14 (Zhaoming Wu)
Soir propice à la surdité,
Un beau silence à inventer ;
Mais au chant de l’enchanteresse,
L’oreille se trouve aimantée.

Toile de William Adolph Bouguereau
Poète, qui t’a dit que j’étais si fragile ?
Tu penses que mes doigts sont faits de fine argile ?
Avoir peur d’une vache, avoue que c’est ringard.
Et devrais-je, aussi bien, lui montrer des égards ?
« Madame la génisse, offrez votre mamelle
À votre humble servante, innocente pucelle… »
Je veux bien avoir peur du taureau, du bélier
Ou du bouc, ou de toi, l’habile parolier.

Huile sur bois de Gilles Peyrache
Au passage du chat, tu perdis une plume,
Mais tu es parvenu à reprendre ton vol
Vers le ciel traversé de nuages d’écume.
Je ne laisserai point ta plume sur le sol,
Que les autres oiseaux n’en aient point d’amertume.
Le chat, bien innocent, boit le fond de son bol
Et s’en va contempler l’aurore qui s’allume
Ou peut-être jouer avec les campagnols.
Si je taille la plume, elle dira mes rêves,
La douceur de mes jours, la noirceur de mes nuits,
La suite des travaux qui jamais ne s’achève ;
Les chansons que dehors chante une voix de femme,
Qui font que l’on oublie la fatigue et l’ennui,
Petite plume, habile interprète des âmes.

Image du blog Herald Dick Magazine
L’extra-terrestre vole aux monts de Slovénie ;
Il va vers la planète où l’attend son amour,
Quelques étoiles d’or s’allument à l’entour,
Sa longue trajectoire en est moins alourdie.
Trop rester sur la Terre eût été maladie,
Donc, il était bien temps d’écourter ce séjour
D’un voyageur qui vint chez nous pour quelques jours ;
Et qu’il voyage en paix, lui qui nous étudie.
Tu trouves ce récit tiré par les cheveux ?
Bon, c’est une fiction, oublie-le, si tu veux,
Choisis, pour t’amuser, d’autres conteurs habiles.
Le vélo, à nos yeux, sera bientôt caché,
Alors, bien sagement, nous irons nous coucher,
Bercés par la rumeur de la terrienne ville.

image de l’auteur
La muse a pour blason la très simple peinture
D’une femme qui tient la Lune (un croissant fin)
Sous le regard d’un monstre (ou serait-ce un dauphin ?)
Et qu’accompagne aussi un centaure immature.
Nulle écharpe d’argent ne tient lieu de ceinture
À sa robe flottant dans la brise, sans fin,
Nul archange n’est là, nul troll, nul séraphin,
Ils s’en sont tous allés vers d’autres aventures,
Le troll veut acheter du camembert normand,
L’archange doit sauver la Belle au bois dormant,
Le séraphin flâner sur les bords de la Seine.
Parle-nous maintenant de tes enchantements :
Es-tu la fée des vers ou celle du roman ?
— Moi ? Je suis, chers buveurs, la muse clunisienne.

image de l’auteur
Segalen vérifie la colonne et la dalle.
C’est de la bonne pierre, il en est satisfait.
Il félicite alors le scrupuleux préfet
Qui a fait émerger la nef monumentale.
Segalen évalue la solide charpente :
Il en remarque alors les éperons cornus
Qui semblent menacer quelques trolls inconnus ;
Il interroge alors l’instance compétente.
On lui répond : — Ce sont les ancres bénéfiques
Qui fixent au Réel ce nouveau bâtiment,
Comme dans votre corps le font les ligaments,
Ou sur un vêtement les noeuds honorifiques.
Segalen est heureux, l’enthousiasme le gagne
Face à l’achèvement de cette construction ;
Aussi lui offre-t-il une bénédiction,
Brisant sur la façade un flacon de champagne.

Image d’Herald Dick
Le troll danse au milieu des saules,
Je le prends pour un petit dieu ;
Le mouvement de ses épaules
Est, dans l’azur, si gracieux !
Environné de l’or des feuilles,
Son rire est proche du sanglot ;
Est-ce du sable, est-ce de l’eau
Qu’au clair ruisseau, ses pieds recueillent ?
Sable, or et azur inconnus,
Qu’en aurai-je ici retenu ?
Je ne connais pas leur nature.
Ici ne vient nul rossignol,
Ici ne viennent que des trolls :
Et bien malin qui les capture.

image de l’auteur
Troll des lyres, tu fais ici le bel esprit,
Cela, c’est un talent que j’aimerais apprendre ;
Tant de subtilités que j’aimerais comprendre,
Tant d’aspects du réel que je n’ai pas compris !
Au moins, ne traite pas mon cas par le mépris,
J’aime dire des vers à qui veut les entendre,
Et j’aime surtout ceux, comme on peut s’y attendre,
Des rimeurs du passé, dont je suis fort épris.
Et sans cet aliment, comment pourrais-je vivre,
Sans ce nectar divin que je trouve en mes livres,
Sans l’immortel Ronsard, pour ne nommer que lui ?
Donne-moi des leçons, si tu veux, troll des lyres,
Conte des fabliaux qui me feront bien rire ;
Ensuite, on ne rit plus, dans l’éternelle nuit.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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