En réponse à « Plume intemporelle »

etlmpie

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J’écris sur de très anciens thèmes,
Mais je n’en fais pas un système ;
S’il survient un concept nouveau,
J’écris son acte de baptême.*

Je ne crains en rien l’anathème
Car seul compte le sémantème
Du mot, ils sont le renouveau
D’un magnifique méristème.

Pierrette

*Cochonfucius

L’art de planer

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image de l’auteur

Ce bel oiseau paisiblement volant,
Nul ne le chasse et nul ne le menace,
Ni le faucon qui frappe avec audace,
Ni le vautour aux cercles affolants.

Son coeur est frais sous le soleil brûlant,
Loin de sa route est la terre, fort basse ;
Il va planant, comme privé de masse,
Sans inquiétude et sans gestes violents.

La hulotte est sa cousine germaine
Qui dans la nuit traverse son domaine ;
Grande sagesse est en ce noble chef.

D’un noir nuage à l’autre vont la foudre
Et les démons dans une odeur de poudre,
Auxquels l’oiseau accorde un regard bref.

Cochonfucius

Australopithèques

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Toile de Fernand Cormon

Jamais de charpentier parmi les australo-
Pithèques, semble-t-il ; par voie de conséquence,
Nul fils de charpentier n’a pu, de sa présence,
Consoler ces enfants par l’esprit et par l’eau.

Leur sang qui, certains jours, pouvait couler à flots,
Ne fut jamais offrande à douce providence,
Mais du sang, simplement. Cette rouge évidence
Ne fut pour aucun d’eux l’occasion d’un sanglot.

Sans aucun charpentier, scribe ni président,
Ils conduisaient leur vie, avec ses incidents
Pour lesquels n’existait nulle législature.

Privés de rédempteur, qu’ont-ils ainsi perdu ?
Ils vibraient comme nous d’un amour éperdu ;
Ils respectaient leurs morts et leur progéniture.

Cochonfucius

Que vienne cet automne

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Toile de Marie Pierre

Que vienne cet automne, et que nos amours mortes
Dans le fond de nos coeurs deviennent souvenirs.
Les jours seront plus courts, et moins forts nos désirs,
Et sur notre chagrin nous fermerons nos portes.

Et l’automne a ses fleurs, mais au fond, peu importe :
Rien n’oblige à les voir, rien n’oblige à sortir,
Ni à voir les oiseaux qui vont bientôt partir
Où le grand vent du Nord vivement les emporte.

Que dans nos deux jardins poussent les mêmes fleurs,
Ou qu’il n’y en ait pas deux de la même couleur,
L’automne très bientôt tuera leur corps qui tremble.

Une fleur aplatie aux pages d’un roman,
Au printemps revivrait ? Je ne vois pas comment.
Pourtant, je sens sa vie dans mon coeur, il me semble.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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