Oiseau bavard

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Je parle, je ne suis pas sage,
Je suis un emplumé ringard ;
Ce qui se lit dans mon regard,
C’est l’ignorance chronophage,

Toujours je veux être à la page,
Je multiplie les avatars ;
J’ai toujours un train de retard,
Je n’évite aucun dérapage.

Ça ne me rend point pessimiste,
Ni aucunement alarmiste ;
Ou alors, c’est subliminal.

Je suis beau, je suis admirable,
Peut-être, aussi, fort désirable ;
Ou du moins, très original.

Cochonfucius

Rongeur vert

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Tous mes aliments, je les ronge,
Car je suis expert en cet art ;
Je le dis, sans être vantard
Et sans me livrer au mensonge.

Dans les grands coffres je me plonge
Ainsi que dans quelques placards ;
J’y vois du fromage, du lard,
Et même de vieilles éponges.

Jamais je ne suis démuni
Quand la taverne de Cluny
M’ouvre sa cave à voûte haute.

Je la dévaste, sans merci ;
Tavernier, fais-toi du souci,
Pour cette nuit je suis ton hôte.

Cochonfucius

Coups de plume

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L’encre noire, le papier blanc,
Les mots qu’enseigne la coutume ;
L’encrier danse avec la plume,
Le texte déroule son plan.

Rien de cruel, rien de brûlant,
La gravité sans l’amertume ;
Les mots de la Dame de Brume
Calment le scribe turbulent.

Derrière l’écrit, des pensées
Qui par l’auteur sont dépensées
Pour habiller ces quelques vers.

Peu de vérités éternelles,
Des plaisanteries fraternelles ;
C’est notre modeste univers.

Cochonfucius

Planète amorphe

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Ma substance est quelque peu molle,
Qu’on voit faiblement se mouvoir ;
Je suis maudite, on peut le voir,
Plus gluante qu’un pot de colle.

Si j’en parle d’un ton frivole,
C’est pour tromper mon désespoir ;
Cette chose est en mon pouvoir,
Car on me l’apprit à l’école.

Ces gens qui leurs dieux vont louant
Et leurs chapelets secouant,
Je dis qu’ils sont de la poussière.

Poussière ou colle, tout est bien,
Que ce soit quelque chose, ou rien ;
L’apôtre en chef est une pierre.

Cochonfucius

Dame qui plane

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Rêvant de frivoles amours,
La Dame au nonchaloir s’adonne :
De sa vie s’en viendra l’automne,
C’est ainsi, le temps suit son cours.

Jamais, pourtant, au long des jours,
Sa libido ne l’abandonne ;
Elle médite, elle fredonne,
Seule et tranquille dans sa tour.

Son coeur jamais ne fut de glace,
Son âme d’aimer n’est pas lasse ;
Son esprit ne regrette rien.

Plus paisible qu’une statue,
Elle est de sa candeur vêtue ;
Et croyez-moi, ça lui va bien.

Cochonfucius

Lune d’équinoxe

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L’astre règne sur la nuit claire,
C’est notre deuxième soleil ;
Gardienne de notre sommeil
Et divinité tutélaire.

Sur nos plaisirs, sur nos galères,
Sur notre matinal éveil,
Toujours cet éclat nonpareil ;
Cela n’est pas pour nous déplaire.

« J’ai vu revenir le matin ;
Mais il n’a pas encore éteint
Ta lumière bientôt fanée. »

La lune, à cet instant, sourit ;
Du grand soleil, toute l’année,
Son rayonnement se nourrit.

Cochonfucius

Coeur qui n’oublie pas

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Une âme simple, un esprit clair,
C’est ce qu’on trouve en cet ermite ;
Cet homme connaît ses limites,
Il ne dit pas des mots en l’air.

Il lit de vieux recueils de vers,
À lui-même il se les récite ;
Quelquefois même, il les imite,
Ça meuble les longs soirs d’hiver.

Le printemps vient quand l’hiver cesse,
Les fleurs sont autant de princesses ;
L’abeille y trouve son repas.

C’est bien, la nature est en ordre,
Vie normale et normal trépas ;
Dans la pomme d’Ève il faut mordre.

Cochonfucius

Crosse à vendre

image de l’auteur

C’est un évêque, ce vendeur,
Embarqué dans un trafic louche ;
Ne fais donc pas la fine bouche,
Ce qu’il vend, c’est une splendeur.

Prends-lui sa crosse, sans pudeur,
Personne ne prendra la mouche ;
Elle bénit ceux qui la touchent,
Elle éloigne les emmerdeurs.

Aucun besoin de prélature
Ni de papale signature
Pour détenir ce bibelot.

Donne une bouteille en échange ;
Donne du vin, et non de l’eau,
Cette dernière est pour les anges.

Cochonfucius

Ange gris

Image de l’auteur

Je survole une immense grève,
Tel un oiseau désemparé ;
J’ai des projets mal préparés,
Je me déplace comme en rêve.

Je tombe, et puis je me relève,
Mes gestes sont immodérés ;
Mes mots sont inconsidérés,
Toujours je fus mauvais élève.

Tout me fait perdre mon latin,
Je titube dès le matin ;
J’affronte des démons étranges.

Que ne suis-je un merle moqueur ?
Bien plus léger serait mon coeur ;
Mais je n’y peux rien, je suis ange.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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