Pelgrane d’argent

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Un être plane dans le soir,
Dont les missions sont achevées ;
Il va bientôt se laisser choir
Et signaler son arrivée.

Je vais lui offrir un perchoir
Au milieu de ma cour pavée ;
Je rangerai dans mes tiroirs
Les richesses qu’il a trouvées.

Puis je le verrai s’en aller,
Après avoir un peu parlé
De sa récolte nonpareille.

Ayant écouté son discours
Aux dernières clartés du jour,
Je déboucherai ma bouteille.

Cochonfucius

En Garonne est un canard blanc

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En Garonne on le voit souvent,
Un canard qui nage et qui rêve,
Il va se cacher quand se lève
Sur le rivage, un brin de vent.

Le canard marchant sur les grèves
Songe à des récits captivants ;
Un monde inconnu des savants
Lui dicte des histoires brèves.

Un jour, puis l’autre, est advenu :
Il ne s’est de rien souvenu,
Cet oiseau, négligent, peut-être.

Palmipède en décor hanté,
Pour toi, c’est peu de nouveauté,
Ce fleuve a baigné tes ancêtres.

Cochonfucius

Cératoptère

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Il plane au ras du sol, ce monstre fier et lourd,
Un étrange animal, cousin du minotaure,
Un diable inoffensif, beau-frère du centaure
Qui chante, en souvenir de ses folles amours.

Les fleurs du mois de mai s’ouvrent sur son parcours
Qu’il commente en latin, et même pire encore ;
Diogène en le voyant surgit de son amphore
Pour adresser au monstre un amical bonjour.

Son vol est régulier, car rien ne le retarde,
Il va vers son palais dont les murs se lézardent ;
Ses ailes dans le vent sont un vaste éventail.

La ronce en ses jardins devient inextricable,
Car les seuls jardiniers sont des épouvantails ;
Mais le parc resplendit d’un charme inexplicable.

Cochonfucius

 

Coléoptère d’antan

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Je surgissais, jadis, au coeur de la verdure,
Bourdonnant à loisir, mangeant sans me priver ;
Et je suis, maintenant, peu facile à trouver,
Ayant bien commencé, mal finit l’aventure.

Que vous importe, à vous, ma destinée obscure,
C’était dans mon karma, ça devait m’arriver ;
Car le déclin survient au gré de la nature,
Et ce monde n’est là que pour nous éprouver.

Une époque prend fin, mais une autre commence,
L’Histoire se souvient des hannetons de France
Et d’anciens écoliers les gardent dans leur coeur.

Oui, c’est nous qui planions en des errances fières,
Pour ces vers, évoquant notre épopée altière,
Nous offrons un sourire au rhapsode songeur.

Cochonfucius

 

Fier lépidoptère

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Le joyeux papillon est découvreur de mondes,
Il parcourt des circuits, des allers, des retours,
S’en va planant un peu, brûlé aux feux du jour,
Et buvant sur la fleur le nectar qui l’inonde.

Le vent parfois rugit et la tempête gronde ;
À l’horizon se dresse une imposante tour ;
Un volatile vient, l’oiseau semble un vautour
Qui traverse le ciel, ce prédateur immonde.

Mais je vole toujours, et voici que je vois
Un vieux rhapsode errant qui me montre du doigt
Dans un bois de cyprès, semé de blanches pierres.

Il aime herboriser dans le désert du temps,
Il aime contempler les fleurs des cimetières
Et te dire bonjour, papillon voletant.

Cochonfucius

 

Maître Coq et son mur de sable

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La poule familière et la poule inconnue
Près de ce mur orné vont prendre leur repos ;
Le portrait d’un grand coq se présente à leur vue,
Jamais leurs tendres yeux n’ont rien vu d’aussi beau.

Le mur n’est pas dressé le long d’une avenue,
Mais dans la basse-cour, où l’on marche en sabots ;
Par les longs jours d’été, son ombre est bienvenue,
L’image resplendit, plus noble qu’un drapeau.

Avec ce Maître Coq, il ferait bon s’ébattre
La basse-cour prendrait un petit air folâtre
Sans rien perdre, pourtant, de sa tranquillité.

L’amour fait oublier tout ce qui est funeste,
Le renard, l’épervier, la belette et le reste
Des prédateurs troublant notre sérénité.

Cochonfucius

 

Pan-démon

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Pan, devenu démon, dans les enfers voyage,
Il dit que l’ombre en est reposante à ses yeux.
C’est un joyeux démon, ce fut un brave dieu,
On dit même qu’il fut beau cadavre, au passage.

D’ici jusqu’aux enfers, quel long pèlerinage,
Quel dépaysement, quel changement de lieu !
En inframonde, il n’est nul Soleil dans les cieux,
Et l’on y meurt, parfois, sans laisser d’héritage.

Un démon ne doit rien aux hommes, ici-bas,
Tranquilles sont ses jours, paisible est son trépas,
Il habite un désert dont son âme est ravie.

Aurait-il préféré le destin d’un vieux porc,
Cultivant son plaisir, satisfait de sa vie ?
Aucun démon divin n’envie un cochon mort.

Cochonfucius

Monstre à cornes de bouc

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C’est un monstre inconnu, je ne sais pas son âge,
Je constate qu’il a de drôles de façons ;
Il refuse souvent de payer sa boisson
Au prétexte qu’il doit attendre un héritage.

Mais il n’est pas méchant, ce curieux personnage,
Il connaît de vieux airs qu’il joue sur un basson,
Même s’il ne sait plus les mots de la chanson
Qu’on lui chanta jadis, dans son humble village.

Or, voici ma question : ce monstre est-il un sage?
Il faut le demander aux gens de sa maison,
Mais ils ne disent rien, sans doute ont-ils raison.

Sage, il l’est, je le crois, plus que n’est un bison ;
Sauf s’il va dans un puits, car alors nous lisons
Qu’un fin renard a su le berner au passage.

Cochonfucius

Seigneur à forte ramure

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Que remarquer en lui, son étrange beauté,
Son regard inspiré, son humour effroyable ?
Tout cela fait de lui un monstre peu croyable,
Un fier démon porteur d’une sombre clarté.

Que ce soit au soleil ou dans l’obscurité,
Il s’active pour nous, ce seigneur admirable,
Même, il pense pour nous, ce qui est agréable,
Ce personnage actif, mais jamais agité.

Il ne perd pas son temps pour une humble fleurette,
Et pour lui ne sont point les folles amourettes ;
Il traite l’essentiel, ce maître de rigueur.

Il n’analyse pas la forme des nuages,
Il retient tous les noms, mais pas tous les visages,
Il sait neutraliser ce qui lui sert de coeur.

Cochonfucius

 

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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