Invisible écureuil d’azur

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« Bon forestier, je te demande
Où sont les écureuils d’azur.
Tu sais mieux que moi, j’en suis sûr,
Où trouver leur joyeuse bande ;

Je leur apporte des amandes :
Sortiront-ils du bois obscur ? »
Posant sur moi son regard pur,
Le forestier me réprimande :

« Nos écureuils mangent des pignes,
De les nourrir tu n’es pas digne ;
Eux-mêmes choisissent leurs mets,

Car la Nature est généreuse ;
Ces hôtes des forêts ombreuses,
Sache qu’on ne les voit jamais. »

Cochonfucius

Fier canard de sinople

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Le canard élégant partit chercher l’amour,
Nous l’avons vu nager comme une âme en détresse,
Sans songer aux poissons qui de le fuir s’empressent ;
Nous l’avons vu voguer, plus fier de jour en jour.

Qu’en dire, c’est la vie, c’est le sel de nos jours.
Même le roi David en eut de la faiblesse ;
Évariste Galois, en soudaine paresse,
De son ange matheux ne reçut nul secours.

Assez peu de canards ont vécu chastement ;
Aussi notre héros, dans ses vives pensées,
N’a jamais décompté les forces dépensées.

Mais sur un canard vert, qui ferait un roman ?
Que jamais ne m’en soit la requête adressée,
Car je ne saurais point noter ses sentiments.

Cochonfucius

Hache et souche

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Hache du bûcheron, porteuse d’étincelles,
Ta redoutable lame, en captant le soleil
Apporte à ce sous-bois un éclat nonpareil,
Comme aux murs d’Orléans l’épée de la Pucelle.

Le grand arbre, en perdant sa substance charnelle,
Survit en une souche au paisible sommeil ;
De jeunes rejetons avril verra l’éveil,
En continuation d’une histoire éternelle.

La souche dort au bois, sans rancune des coups ;
Le bûcheron, n’ayant nulle crainte des loups,
Arpente les sentiers qu’il a plaisir à suivre :

Car la hache et la souche ont un lien, dans l’honneur,
L’arbre majestueux de son corps est donneur :
Quand il devient charpente, il lui semble revivre.

Cochonfucius

Poissonnier volant

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Pêchant depuis le temps du miracle au Thabor,
Il a bâti son nid sur l’argile rougie ;
Depuis bien des années, il voudrait, par magie,
Capturer dans ces eaux le petit poisson d’or.

Et ce poissonnier prend au matin son essor,
Plus fier que les démons de la mythologie
(Mais il n’a point de part à leurs sombres orgies).
Les poissons sous la pierre ont abrité leur corps.

Point ne veulent subir, des serres effilées,
La caresse cruelle à leur chair profilée ;
Ils vont donc se cacher tout au fond d’un lagon.

Ces beaux poissons marins ont le moral en berne ;
Le rapace porté par le vent de galerne
Les remplit de terreur, il leur semble un dragon.

Cochonfucius

Inconnu comme le loup bleu

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Il n’est point un goupil dérobeur de chapons,
Ni, sur la vaste lande, un âne qui se cabre ;
Et ce n’est pas non plus un tigre à dents de sabre,
Moins encore un gorille amateur de jupons.

Ce n’est pas un dragon de laque et de crépon,
Pas plus qu’un singe orné de rouges fesses glabres ;
C’est le loup qui, jadis, dévorant du cinabre,
Donnait la répartie au blaireau du Japon.

Mais tel fut son destin, défini par les astres :
À l’abri du bonheur, à l’abri du désastre,
Jamais il ne sera un fameux loup de mer ;

Me fixant de ses yeux dont pas un cil ne bouge,
Il s’accroupit soudain sur ses jarrets de fer,
Pendant qu’à l’horizon se lève un soleil rouge.

Cochonfucius

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Ermites nautoniers

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Ermites nautoniers, sur les eaux tout un jour,
Observant les poissons dans la fraîche lumière ;
Ils sont les serviteurs de la cause première ;
Ils nous font partager sa joie et son amour.

Jamais ils ne seront des ermites de cour,
Jamais ils ne seront des moines de carrière ;
Des portes du savoir ils passent la barrière,
Et visitent leur lac, en ramant tour à tour.

Ainsi, voguant toujours dans la vague amicale,
Ils trouvent devant eux la rive occidentale
Où l’automne répand son éclat sans pareil.

Je peux les comparer aux dieux de la nature
Dont ils sont, d’après moi, la vivante peinture :
Pour frère et soeur, ils ont la lune et le soleil.

 

Une verticale, une horizontale

Bourg-en-Bresse blason

Blason de Bourg-en-Bresse

Adam, pieds dans le sol, orgueilleux paladin,
Médite sur son corps, sur cet arbre qui danse.
Levant les yeux au ciel, il voit cette arche immense
Que parfois bouleverse un changement soudain.

Puis il étend son bras, qui s’arme d’un gourdin,
Vers les quatre horizons porteurs de forêts denses :
Pôle, équateur, levant, couchant sous sa puissance,
Forment les quatre murs de son petit jardin.

Content de son pouvoir, il dresse une colonne
Au milieu du gazon. Les oiseaux s’en étonnent :
Cet arbre ne vient pas du seigneur éternel.

La colonne est ensuite ornée d’une traverse,
Mais Adam n’a pas eu la tentation perverse
D’y accrocher le corps de Caïn ou d’Abel.

Cochonfucius

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Parti de sinople et de sable à une croix tréflée d’argent brochant sur le tout.

Ambijumper

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L’ambijumper est un touriste,
Il aime flâner dans les bois ;
Sa dulcinée joue du hautbois,
Instrument qu’il trouve un peu triste.

L’ambijumper est un artiste,
Son art peut inspirer l’effroi :
Il peint souvent des monstres froids
Sous des murailles d’améthyste.

Dans sa chambre, un bouquet de buis,
Un seau d’eau tiré de son puits,
Une chandelle sur la table.

Il a des yeux d’un bleu profond,
Sous des lunettes qui lui font
Un sombre masque impénétrable.

Cochonfucius

Sirène poissonnière

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Cette sirène est rose sans épines ;
Neptune aima la douceur de son teint.
L’esprit du dieu, qui jamais ne s’éteint,
Rendit plus vif son coeur en sa poitrine.

Te réchauffant sous ces deux mains divines,
T’en remettant à ce bras qui t’étreint,
Tu exposas, d’un rire non contraint,
Tes blanches dents, comme des perles fines.

Mais de ce dieu, dites-moi ce qu’il reste,
Ni l’océan, ni le monde céleste,
N’abritent plus ces éternels vainqueurs.

Bien prosaïque est devenue la Terre ;
Peu de démons font encore la guerre,
Et ceux-là n’ont aucun dieu dans le cœur.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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