…ashes to ashes, mist to mist….

image de Pierrette

La vie est un trait de fumée
Qui se dissout dans l’air ambiant
Tant qu’il grimpe il fait l’important
Puis s’efface, désabusé

Combien de temps dure la braise
Fille du feu qui l’engendra ?
Le temps d’une simple parenthèse ?
D’une allumette qui rougeoie ?

Certaines de ces brumes éphémères
S’élèvent paresseusement
D’autres inspirées par le vent

Se tordent en courbes alambiquées
Möbius en dressa l’inventaire
Que je ne saurais démêler

Stahlder

Conte égyptien

image de Pierrette

Un âne se souvient de son lointain ancêtre
Et d’un monstre de pierre dans les sables enlisé.
Contre les flancs du Sphinx il s’était reposé
Réchauffant de son souffle un divin petit être.
(Les nuits dans le désert peuvent certes être glaciales
Après une chaleur que l’on dit infernale)

Ce vénérable aïeul, éberlué, vit soudain
La statue s’animer et en un tournemain
Dans une chope d’étain lui servir une bière.

Le charpentier dormait la tête sur une pierre
Et Marie somnolait en berçant l’enfançon
Leur monture trinqua aussitôt sans façon
Avec son échanson dans la nuit étoilée.

Ce récit traversa bien des générations
Jusqu’au dernier maillon de cette longue lignée
A qui j’offre une pomme quand je longe son pré
Il me le murmura par une nuit sans lune
Où les meules de foin se muèrent en dunes.

Stahlder

Chaînes délétères

Blason de Jeleznogorsk / Zheleznogorsk

Les anneaux de combien de chaînes
Au cours d’une vie nous entraînent
Sur tant de chemins incertains
En tissant d’innombrables liens

Anneaux d’amour, anneaux de haine
Anneaux des deuils, anneaux des peines,
Anneaux d’orgueil ou d’ambition
Qui nous enchaînent à l’unisson
A de bien funestes passions

Mais une figure cabalistique
Dénoue ces boucles fatidiques
Sans oublier un seul chaînon :
Le cercle de l’auto-dérision

Stahlder

Le sang de la treille

 

En son nom ils sont réunis
Rompant le pain, buvant le vin,
Je suis la Voie, je suis la Vie
La Vérité et le Chemin,

L’écho de ces mots retentit
Dans l’âme de ses meilleurs amis
Quand ils taillèrent dans un vieux buis
Leurs douze bâtons de pélerins.

De ce message je retiens
Que lorsque l’on vide une coupe
En compagnie d’un joyeux groupe
A la mémoire d’un défunt

Ses mânes engourdies s’éveillent
Et ses chansons, quelle merveille,
Louant les vertus de la treille
Se mêlent aux rires de ses copains

Stahlder

En ce jardin…

image de Pierrette

Il est dans la nature plantes que l’on consomme
D’autres étiquetées dans certains muséums
Deviennent les icônes de quelque docte herbier
Avec pour compagnons des oiseaux empaillés.
Certaines se dissimulent au milieu des racines
Dans un sous-bois ombreux, qu’à grand peine on devine,
Ou, du sommet d’un arbre narguent le promeneur
Cloué au ras de terre de par la pesanteur.
Celles qui furent épargnées par les bêtes et les gens,
Aussi, par les outrages ordinaires du temps,
Au terme d’une mue certes paradoxale
Sous forme de fossiles, deviennent minérales

Stahlder

Herbes folles

Blason de Herbers

D’aucuns nous taxent de gangrène
De « mauvaise herbe » en leur jargon
Non que ce vocable nous gêne,
Les mêmes traitent de vagabonds
Les gyrovagues, moines errants
Qui vont chantant le nez au vent
Par les chemins loin des maisons,
Aussi de bêtes inutiles
Les insectes qu’ils jugent futiles
Fredonnant en toutes saisons.
Nous sommes fières de notre lignage
Celui d’une nature sauvage
Invisible à tous ces ronchons
N’ayant d’yeux que pour leurs moissons

Stahlder

Pom pom pom pom…

Blason de la ville Vielle-Adour

Satan ce parleur habile
Vêtu d’une peau de serpent
Trouvant nos aïeux débiles
Leur tendit un guet-apens

“Du Seigneur de ce Royaume
Ignorez l’ultimatum
Il est grincheux c’est notoire…

Croquez dans cette belle pomme
Son goût est quasi divin
(Et je suis un gastronome
Je m’y connais en festins) »

Le reptile dépouillé
Chuchote «il faut vous méfier
Croquez plutôt une poire ! »

Stahlder

_____

D’argent à un amphiptère de sable, au chef d’azur chargé d’une étoile d’or accostée de deux croissants du même.

Coeur en deuil dans une ville endormie

Composition de Pierrette

Par ses amours désabusé,
Un jeune homme un beau soir d’automne,
Parcourt les rues d’une cité,
Voûté ainsi qu’une vieille nonne.

La ville, des hommes désertée,
Est peuplée de chats efflanqués
Et de quelques rats effrontés
Qui sur ses murailles plastronnent.

Dans le dédale de ses ruelles
Il peint les lèvres de sa belle
Des coloris d’une anémone

Et lui dédie quelques chansons
Que dominent les fiers bastions
De la ville de Carcassonne

Stalhder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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