Le sang de la treille

 

En son nom ils sont réunis
Rompant le pain, buvant le vin,
Je suis la Voie, je suis la Vie
La Vérité et le Chemin,

L’écho de ces mots retentit
Dans l’âme de ses meilleurs amis
Quand ils taillèrent dans un vieux buis
Leurs douze bâtons de pélerins.

De ce message je retiens
Que lorsque l’on vide une coupe
En compagnie d’un joyeux groupe
A la mémoire d’un défunt

Ses mânes engourdies s’éveillent
Et ses chansons, quelle merveille,
Louant les vertus de la treille
Se mêlent aux rires de ses copains

Stahlder

En ce jardin…

image de Pierrette

Il est dans la nature plantes que l’on consomme
D’autres étiquetées dans certains muséums
Deviennent les icônes de quelque docte herbier
Avec pour compagnons des oiseaux empaillés.
Certaines se dissimulent au milieu des racines
Dans un sous-bois ombreux, qu’à grand peine on devine,
Ou, du sommet d’un arbre narguent le promeneur
Cloué au ras de terre de par la pesanteur.
Celles qui furent épargnées par les bêtes et les gens,
Aussi, par les outrages ordinaires du temps,
Au terme d’une mue certes paradoxale
Sous forme de fossiles, deviennent minérales

Stahlder

Herbes folles

Blason de Herbers

D’aucuns nous taxent de gangrène
De « mauvaise herbe » en leur jargon
Non que ce vocable nous gêne,
Les mêmes traitent de vagabonds
Les gyrovagues, moines errants
Qui vont chantant le nez au vent
Par les chemins loin des maisons,
Aussi de bêtes inutiles
Les insectes qu’ils jugent futiles
Fredonnant en toutes saisons.
Nous sommes fières de notre lignage
Celui d’une nature sauvage
Invisible à tous ces ronchons
N’ayant d’yeux que pour leurs moissons

Stahlder

Pom pom pom pom…

Blason de la ville Vielle-Adour

Satan ce parleur habile
Vêtu d’une peau de serpent
Trouvant nos aïeux débiles
Leur tendit un guet-apens

“Du Seigneur de ce Royaume
Ignorez l’ultimatum
Il est grincheux c’est notoire…

Croquez dans cette belle pomme
Son goût est quasi divin
(Et je suis un gastronome
Je m’y connais en festins) »

Le reptile dépouillé
Chuchote «il faut vous méfier
Croquez plutôt une poire ! »

Stahlder

_____

D’argent à un amphiptère de sable, au chef d’azur chargé d’une étoile d’or accostée de deux croissants du même.

Coeur en deuil dans une ville endormie

Composition de Pierrette

Par ses amours désabusé,
Un jeune homme un beau soir d’automne,
Parcourt les rues d’une cité,
Voûté ainsi qu’une vieille nonne.

La ville, des hommes désertée,
Est peuplée de chats efflanqués
Et de quelques rats effrontés
Qui sur ses murailles plastronnent.

Dans le dédale de ses ruelles
Il peint les lèvres de sa belle
Des coloris d’une anémone

Et lui dédie quelques chansons
Que dominent les fiers bastions
De la ville de Carcassonne

Stalhder

L’Ange et le Mage

image de Pierrette

L’âme de Merlin enchaînée
Dans la forêt de Brocéliande
A la recherche d’une fée
Erre, nous dit une légende

Un ange descendu du ciel
L’invite à noyer son chagrin
Dans une chope d’hydromel
Ou dans une coupe de bon vin

Le gardien d’un vieux cimetière
Me confia que cet ange aussi
Etait un amoureux transi

Car une fée l’aurait séduit
Mais peut-être que ce récit
Naquit dans une bolée de bière

Stahlder

Héraldiste

Blason de l’île de Sein

Les pensées de l’héraldiste
S’incarnent dans des poèmes
Que couronnent des diadèmes
D’inspiration fantaisiste

Les emblèmes et les mots
Entrent ainsi en résonance
Se faisant chacun l’écho
De celui qui le devance

Le monde dans ces blasons
Prend une saveur nouvelle
Qu’il pleuve qu’il vente ou qu’il grêle

On s’y promène à loisir
Savourant de nos plaisirs
La fragile floraison

Stahlder

_____

D‘azur à un besant d’argent chargé d’une hermine, accosté en pairle de trois crustacés d’or; 

Soutenu de deux voiles gonflées d’argent et sommé d’un phare rayonnant d’or, la Croix de la Libération  suspendue en son centre, encadrée par la Croix de Guerre à senestre et la médaille de la Résistance à dextre.

Devise: « A Sklérijenn kargit hor Spéréjou » (de Lumière, remplissez nos Esprits).

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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