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Nous sommes deux poissons d’enfer,
Dont trop amères sont les ondes ;
Cette mer en pièges abonde,
Aussi nous gardons l’oeil ouvert.
Des tritons aux tridents de fer
Fouillent notre corps et le sondent ;
Ces atteintes qui sont profondes,
Nous en souffrons dans note chair.
Nous ne mangeons rien, c’est la dèche,
Car de chasser on nous empêche ;
Sachez que ce n’est pas marrant.
Pitié pour notre âme outragée:
Qui par le mal est ravagée ;
Nous sommes deux tristes harengs.

