
image de l’auteur
C’est la nef la plus belle à voir,
Cela me laisse sans paroles ;
Quand elle navigue, elle vole,
Qui sait d’où lui vient ce pouvoir ?
Cet art qu’elle a de se mouvoir
Lui vient d’une sagesse folle ;
Ses voiles, mieux que des guibolles,
Accomplissent bien leur devoir.
Ce ne sont pas là des fredaines;
Chaque saute de vent soudaine
Permet à la nef de danser.
J’écris cette note furtive
Et, sans nul doute, intempestive,
Et je l’écris sans y penser.
