Saint Jacques l’échanson

Blason Saint Jacques

Sur la route de Compostelle
Se traînent de pauvres pélerins
Un quignon dans leur escarcelle

L’espoir de la vie éternelle
Au terme de ce long chemin
Combat la morsure de la faim

Le Saint invisible à leurs yeux
Auprès de chacun d’eux chemine

Lorsqu’ils dorment, la tête sur une pierre,
En levant deux doigts vers les cieux
Il fait surgir une chopine

Où il leur sert une blonde bière
Ou une mesure de vin vermeil
Tout en veillant sur leur sommeil

Stahlder

Dragonnades

image de Pierrette

Ma race était une chimère
Qui hantait l’esprit des humains
Entre les flots des quatre mers
Les Fils du Ciel m’avaient dépeint
(Un peuple pluri-millénaire)
Sur la robe de leurs souverains

Régnant dans leur imaginaire
Au fond d’un bastion souterrain
Mes colères ébranlaient la terre
Si l’on n’apaisait pas ma faim

La science me fut presque fatale
Oublié tout cérémonial
J’étais mon propre mémorial
Parcourant, image spectrale
Des mythologies le dédale

Mais grâce à mes dons de magie
Malgré mes cendres refroidies
Sous une autre forme je revis
Sous les glaciers voyez tapi
Le dragon de Patagonie !

Stahlder

Jaune bleu vert

image

Quand lentement les caravanes
Fendent l’air brûlant du désert
Ombres chinoises en filigrane
Nous sidère cet univers

Où le sable dans la lumière
Compose mille paysages
Mille peintures éphémères
Où miroitent dix mille mirages

Impavides les dromadaires
Indifférents à ces images
Répondent à l’appel mystérieux

D’un ermitage vêtu de vert
Que leur transmit en héritage
La mémoire de leurs aïeux

Stahlder

Promenades nocturnes

image de Pierrette

Ceux que tourmente l’insomnie
Se promènent au coeur de la nuit
Dans les pages d’un livre d’images

Où les jeux d’ombres éphémères
D’une chorégraphie lunaire
Orchestrent d’occultes messages

Des créatures fantastiques
Des paysages exotiques
S’y dessinent, volatiles mirages

Foin de tous ces enfantillages
Pour nous les enfants des rapaces,
(Oiseaux dits nocturnes et sagaces)

La seule poésie qui vaille
Est de décimer la racaille
Qui trottine dans vos paysages

Stahlder

Conte perché

image de Pierrette

Accroché à un promontoire
Se dresse quelque antique phare
Où demeure un noble vieillard
La tête pleine de brouillard

Chaque jour vient le visiter
Son ami un poisson qui vole
Ils échangent de doctes paroles
Puis rient à gorge déployée.

Cette histoire est-elle tirée
D’un livre de contes pour enfants ?
Ou soufflée par les goélands

A l’oreille de certains des vents
Qui planent sur les océans…
Qui suis-je pour en décider ?

Stahlder

Fidélité aviaire

image de l’auteur

Quand l’enfant parut parmi nous
Un petit oeuf taché de roux
Se fendilla au fond d’un nid
Suspendu à notre logis

Bientôt l’oiseau battant des ailes
Vint se percher sur son berceau
Puis, infaillible rituel,
Dès l’aube de chaque jour nouveau

Cette compagne plus que fidèle
(Notre oiseau était une oiselle),
A travers les péripéties
Qui sont le lot de toute vie,
Accompagna ses moindres pas.
Quand sonna l’heure de son trépas
Par la fenêtre elle s’envola
Plus légère encore qu’une flamme
Car cette oiselle était son âme

Stahlder

Pensées d’une licorne

image

Quand je courais les bois, méditais au désert
A la vue des humains sachant me dérober
Le moindre boqueteau m’était un sanctuaire
Où j’étanchais ma soif d’une goutte de rosée

Je visitais les songes lorsque tombait la nuit
Des enfants dont le monde est tissé de magie
Ou j’inspirais la quête de quelque somnambule
A l’âme de poète, audacieux funambule
Cheminant sur les toits dans une clarté lunaire
Admirant dans les cieux un étrange bestiaire

Des artistes, sans pourtant déchiffrer mon mystère
Ont piégé mon image dans une verte clairière
De grandes tapisseries me sont une maison
Où l’on vient m’admirer quelle que soit la saison

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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