Transmission

image de Pierrette

Le joyeux cerf-volant qui danse dans le vent
Se repose parfois entre les bras des pierres
Qu’ont couchées ou levées des hommes d’un autre temps.
Elles murmurent des secrets qu’on leur confia naguère
Les arcanes oubliées d’un ancien testament…
L’insouciant funambule poursuivant son voyage,
Les souffle à quelque abeille croisée sur son passage,
Aux couleurs qui voltigent, fugaces papillons,
Ces messagers ailés les confient à des fleurs
Qu’assemble en un bouquet certain jeune garçon
Une dame au cheveux pâles, aux gestes pleins de langueur,
Les place dans un vase au sein de son salon…
Lors, au sein de ses veines coule une clarté lunaire,
Elle rejoint dans la nuit l’ oracle millénaire
Dans ses rêves résonnent d’antiques oraisons.

Stahlder

Portail bi-colore

image de Pierrette

Jaune d’or ou bien rouge sang,
L’automne peigne ses cheveux
Dans les vers de certains poètes…
D’autres trouvent l’image un peu bête
Et lèvent leurs sourcils vers les cieux.
Quelques arbres indifférents
Haussent aussi leurs épaules grêles,
Leurs feuilles dansent la tarentelle
Célébrant le moment présent.
Le dos courbé sous les rafales,
Chasseurs et chiens sont aux aguets,
Le soleil joue les feux follets,
Ses rayons que le vent emporte,
S’égaient au sein de la forêt…
Immuable cérémonial,
L’automne nous entrouvre sa porte,
Jaune d’or ou bien rouge sang

Stahlder

Cogito, ergo….

image de Pierrette

La pensée nous dit-on est la soeur du silence,
Qu’elle s’envole de nos lèvres ou file entre nos doigts,
Qu’on aligne des phrases devant une foule en transe,
Ou bien recroquevillé dans une chambre, à l’étroit…
Couchée sur le papier, lorsque nos mots s’emmêlent,
Avec les mots d’autrui jetant des passerelles,
La pensée élabore de petits univers
Quelques abris secrets au coeur même de l’hiver …
Enigmes poétiques, d’étranges personnages
Naissent parfois des images courant au fil des pages
S’échappent-ils la nuit lorsque les chats sont gris
Pour lire sous la lune certains de nos écrits ?

Stahlder

Duo canonique

image de Pierrette

Dans une chapelle délabrée
Un moine au crâne tonsuré
Chante un hymne au soleil levant.
Sa voix se brise par instants,
Comme les saints fêtés en ce lieu,
Le brave homme se fait un peu vieux…
Sous la voûte hélas éventrée,
Les dalles ont toutes disparu,
Reste un tapis de terre battue…
Lors, quand son chant par trop faiblit,
Un oiseau, son fidèle ami,
Prend le relais tout aussitôt,
Chantant la Gloire du Très Haut,
Et sous ses yeux, soudain, le ciel
S’embrase d’un éclat vermeil

Stalhder

Pérégrinations d’un modeste caillou

Image de Pierrette

La lune est une pierre
Qui roule dans le ciel…
Je roule sur la terre
Sous les pas des passants,
Ou parfois simplement,
Telle une caravelle
Chassé par un grand vent,
N’amassant point de mousse,
Minuscule galet,
Frère des feux follets
Partageant mon destin
Et de la lune rousse
Éclairant mon chemin

Stahlder

Confidences d’un cyprinidé

Image de Pierrette

Il est de par la terre des sentes de poussière
Que parcourent les gitans aux foyers éphémères,
D’autres, les hommes oiseaux, préfèrent les voies des airs,
Comme cet aviateur amoureux du désert
Qui composait des contes à partir des nuages,
Une carlingue de fer était sa plume d’oie.
De grandes bouches de feu crachent les chemins de lave
Qu’empruntent les phénix dont le chant est suave,
Ou bien des salamandres les étranges convois.
Nous autres cheminons sur les routes fluides
Nées au coeur des rochers, glissant vers l’océan
Pèlerins sans bâtons, intrépides ou timides,
Nous noyant dans les bleus reflets du firmament

Stahlder

Nefs Jumelles 

image de Pierrette

La Nef des fous, mouvante image,
Se superpose au cours d’une vie
Au voilier frété par les sages
Où nous naviguions sans soucis.
Qu’importe que les vagues soient étales,
Ou que, cavales endiablées,
Elles dansent une folle bacchanale,
Nous y voguons bon gré mal gré.
Afin d’arriver à bon port
Nous conjuguons tous nos efforts,
Sacrifiant à Poseidon
Nos puériles illusions…

Stahlder

Mémoire de l’eau

image de Pierrette

J’évoque quelquefois les âmes désolées
Longeant mon cours, la nuit, les étoiles noyées,
Reflet au sein des cieux de leur mélancolie.
Certains, le dos voûté, viennent chercher l’oubli,
Et leur regard absent, se perd parmi les ondes
Jalonnant des galets la course vagabonde
Quand ils volent, rasant le miroir de mes eaux
Où ont donc disparu les peintres en goguette
Parant de leurs couleurs une nature en fête,
Les joyeux canotiers et leurs maillots rayés
Le rire du soleil dans les cheveux des filles,
Les étudiants, fleurons de l’Université,
À demi allongés sur mes berges arborées
Auprès des ouvriers festoyant en famille ?
Ils somnolent à présent sur les murs des musées.

Stahlder

Pygmalion revisité

 Blason du Comté de Château-Chinon

Un sculpteur distingué prit un chêne pour modèle.
Il s’applique aussitôt à faire son portrait,
Son burin sacrifiant aux dieux de l’art abstrait,
En angles plus qu’aigus une pierre cisèle.
Son oeuvre devient le clou d’une rétrospective.
Les visiteurs charmés le comparent à Rodin
Il a capté, commentent ces doctes citadins,
L’âme du végétal dans ces arêtes vives.
A l’extinction des feux, l’arbre soudain revit,
Son tronc gonflé de sève derechef s’arrondit
Tout comme le bedon d’un aimable notaire…
Guidées par son exemple, d’autres compositions,
Plus que géométriques, des odes à l’abstraction,
Renaissent, animées d’une ferveur circulaire

Stahlder

Feuille nomade

image de Pierrette

Comme la perle de pluie ayant fui son nuage,
Qui se promène, libre, au gré des éléments,
Bondissant, ou glissant, furtive, de page en page
Dans les illustrations de nos livres d’enfant
Je m’envolai d’abord, légère, dans les airs,
Apprenant les chansons entonnées par le vent.
Je parcourus des yeux les couleurs de la terre,
Les grèves que viennent battre les vastes océans
Voyageant en suivant mon humeur vagabonde,
Pleine de curiosité, je découvris le monde
Puis au sein de l’humus je vins me reposer
Je contais mes exploits à mes soeurs casanières
Qui s’étaient allongées au pied de notre père,
Telle Sindbad le marin de retour au foyer

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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