Conte

D’après Cochonfucius

Quand de jeunes écureuils
Repoussaient leur assiette
Sans finir leurs noisettes
Leur mère d’un seul coup d’oeil

Les rappelait à l’ordre :
Un être jailli d’un puits
Où il vivait tapi
Comme en un cauchemar
Surgirait sans retard
A seule fin de les mordre

Il avait l’âme noire
Et les dents aiguisées
De mémoire d’escuiruel
Nul ne l’avait croisé
Si ce n’est un mouchoir
En exquise dentelle

Stahlder

Les chèvres

D’après  Cochonfucius

Les citadelles dressent leurs tours
Comme leur ancêtre de Babel
Que chantent trouvères et troubadours
Elles semblent narguer jusqu’au ciel…

Mais, travailleur infatigable,
Le temps promène son rabot
Sur les courtines des châteaux
Dont les pierres se mueront en sable

Dans des ruines des chèvres folâtrent
Broutant des chardons près de l’âtre
Où le maître des lieux rêvait

Le regard perdu dans les flammes
Cherchant un reflet de son âme
Dans cet éphémère ballet

Stahlder

Bobby

image de Pierrette

Bobby, un brave gars,
Lapointe de son état,
Écrivit une goualante :
La Fleur Bleue Contondante.

Les vers, si on l’en croit
Éclosent de ci-de là,
Tapis sous les képis
De jeunes gens en kaki,

Ainsi que dans les gants
De boxeurs pleins d’talent
Armés d’un dictionnaire…

Ils composent des bouquets
En forme de sonnets
Où se mire le temps
Chez Maître Kanaan
Dit l’Oiseau du Tonnerre

Stahlder

Conversion d’un goupil

image de Cochonfucius

Je croquais des proies bien en chair
Petits rongeurs et volatiles
Arrosés d’une chope de bière
A les piéger j’étais habile

Ma fourrure couleur de feu
Évoquait les flammes de l’enfer
À tous les oisillons frileux
Et leur contractait les viscères

Mais un vieux moine itinérant
M’offrit des galettes de glands
Que je trouvais appétissants

Depuis j’enseigne en ma cabane
Les recettes d’une diète végane
A de dévotes courtisanes

Stahlder

Chat huant

image de Pierrette

Je plane dans le ciel
La lune est mon chapeau
Melon couleur de miel
Mais aussi un flambeau

Je vois trotter sur terre
Les rats et les souris
Qui tout le jour se terrent
Au fond de leurs abris

Quelques hommes aussi veillent
Devant un verre de vin
Ou courbés sur les pages
D’antiques parchemins

Je leur souhaite bonne chance
Et m’en vais sur un toit
Trouver le chat qui danse
Un vieil ami à moi

Stahlder

PENSÉES NOCTURNES

Blason d’Albane

Un hibou orne mon blason
Il médite au coeur de la nuit
Sur le temps qui au loin s’enfuit
Et qui nous est une prison

Un batracien l’inaugura
Avec la lune s’entretenant
De l’alpha et de l’oméga
Sous le regard du firmament

Ce blason est-il un miroir
De mon âme et de ses humeurs
Ou serait-il un simple leurre

A vous amis de le savoir
Moi, je ne suis qu’une insomniaque
Aux pensées plus ou moins foutraques

Stahlder

Petit hommage au grand Konrad

Blason de Mallevoüe

Les élèves courbés sur leurs versions latines
Célébraient en deux langues les oies capitolines,
Dignes incarnations de la vertu antique
Elles sauvèrent leur ville d’un sort plus que tragique.

Malgré cette ascendance à la fibre guerrière
Elles prêtèrent leurs plumes à des penseurs sereins
Philosophes ou poètes à l’âme douce-amère
Voire à des essayistes, pacifistes à tous crins.

Aujourd’hui la mémoire bégaie et s’éparpille
Les héros d’autrefois sur leurs socles vacillent
On ne loue plus les oies qu’en fonction de leur foie

Celles dont la sagacité fut vantée autrefois
Deviennent, vêtues de blanc, les stupides modèles
Qualifiant les donzelles dépourvues de cervelle

Stahlder

Muses facétieuses

image de Pierrette

Créatures aux goûts aquatiques
Les muses de certains poètes,
Vivent au fond des encriers,
Dans les flots bleus elles font la fête.

D’autres, par nature éthérées,
Planent sur les plumes des oiseaux
Au gré du vent cueillant les mots
Qu’elles leur souffleront en cachette.

Quand apparaissent les claviers
Acrobates, au coeur des rouages,
Elles bondissent entre les leviers,
Échangeant de gais commérages.

Mystères de l’informatique,
Leur résidence, à l’heure qu’il est,
Nourrit de doctes polémiques
Dans les cercles autorisés

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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