Buveurs mélomanes

image de Pierrette

Avec mes fidèles compagnons
Chaque jour nous levons le coude
Autour de la bière qui nous soude
Basses, ténors et barytons

Mon nez, un vivant lumignon
De notre taverne est l’enseigne,
Jamais n’y volent de châtaignes
Quand nous chantons à pleins poumons

Puis, quand la lune, depuis les cieux,
Nous murmure de faire nos adieux,
Dociles, nous prenons la tangente
Posément, comme au ralenti.

Notre chant vibre dans la nuit
Et un noctambule applaudit
Ce cortège de tortues qui chantent…

Stahlder

La Tour prends garde….

D’après Cochonfucius

Notre esprit n’est, je crois, qu’une tour fort branlante,
Ses fondations à l’aube de notre courte vie
Nous les creusâmes sans nous faire aucun souci,
Puis une pierre après l’autre, en une hâte lente,

Chaque jour nous l’édifiâmes, plus ou moins de guingois,
(Même ceux convaincus, les sots, de penser droit)
Parfois, au fil des ans, patients, nous remplaçâmes
Ses moellons érodés par les assauts du temps…

Riant des comédies ou pleurant face aux drames
Qui se jouent dans le monde, au passé, au présent,
Campés sur sur ses remparts, tout près du firmament,

Sous le brouillard vorace qui l’escamote en douce
Le doute parfois nous ronge tel un tapis de mousse…

Est-elle aussi solide que nous l’avions rêvée ?
Ses briques élémentaires comme celles de l’univers
Par une force puissante à jamais assemblées ?

Stahlder

L’Etre et le Néant

image de Pierrette

« Le Néant dit à l’Être « Je suis un gouffre obscur
Que nul ne put sonder, Le Vide est ma nature.»
L’Être dit au Néant « je suis celui qui est »
Le Néant répondit : «Définis ce concept »
« Il est, celui qui naît »
« Et que veut donc dire naître ? »
« C’est advenir à l’Être »
« Ta pensée tourne en rond. »
« Elle me semble très claire, sur la forme et le fond »
« Dis moi ce qu’est la forme, aussi ce qu’est le fond ! »
« Pour un gouffre, dis moi, tu n’es pas très profond »
Tous deux, lors, s’inclinèrent, puis tournant les talons,
Chacun reprit le cours de sa méditation…

Stahldler

Tea Party

image de Pierrette

N’avons-nous pas souvent rêvé
De siroter une tasse de thé
De l’autre côté du miroir,
Coiffés d’un petit entonnoir,

Riant aux mille facéties
Du Chapelier, de ses amis,
Du Loir écoutant les histoires,
En tirant des chansons à boire.

Face au Lièvre par mimétisme,
(Un effet de son magnétisme)
Nous transformant, quelle bonne farce,

Puisqu’il est du signe de mars,
Sans barguigner, chose facile,
Soudain en un Poisson d’avril

Stahlder

Trépied boiteux

image du web

Des hypostases en un trépied
Aux temps anciens furent assemblées
Par de sages docteurs de la foi
(Entre nous ce fut un exploit)
Il voyaient dans ce triple appui
Fort stable, la sainte garantie,
Doublée d’ un brin de poésie,
De ne plus devoir vaciller
Par d’affreux doutes tenaillés…

Il semble qu’ils n’aient point prévu
Des humains le cerveau tordu
Et la fibre procédurière
Car des dignitaires à l’envi
Y allèrent de leurs commentaires,
Se proclamant dépositaires
De la Très sainte orthodoxie,
Excommuniant à tour de bras
Les hérétiques d’ici-bas

Devenu boiteux le trépied
Préféra se désemboîter
Et planer dans un triple univers
Peuplé de petits hommes verts

Stahlder

Étoiles et Toiles

image de Pierrette

De petits enfants d’hommes avides de lumière
Grandissent en rêvant de devenir des stars
Affublées, pourquoi pas, de ce prénom d’Oscar,
Garantie selon eux d’une gloire quasi solaire

Les étoiles, les vraies, ces sublimes chaudières
Comme tout dans le cosmos se savent éphémères
La source de leurs lueurs s’allumant dans les cieux
S’étant évanouie bien avant nos aïeux

Qui leur vouaient un culte, espérant leurs faveurs,
Des biens en abondance pour toute la famille
La mort d’un ennemi, les bontés d’une fille…

Prise de tête ! il y a là de quoi perdre nos billes
Craindre que nos neurones, disjonctant, s’entortillent !
Allons vite acclamer nos immortels acteurs !

Stahlder

La pomme

Blason de Le Torquesne

Une pomme, symbole de la connaissance
Nous bouta de l’Eden, affreuse tragédie
Mais fidèle ma foi à son intime essence
Sur la tête de Newton un beau jour atterrit
Préludant ce jour-là à bien des connaissances…
Turing ce nouveau visionnaire de génie
Ayant ouvert la voie à de nouvelles sciences
La choisit pour gagner son propre paradis

Stahlder

Ballet caprin

image de Pierrette

Le grand Pan est un dieu fort sage
Le sourire oblique d’une chèvre
Éclaire par instants son visage
Devant le monde brûlant de fièvre
Où prisonniers d’une fourmilière
S’agitent comme des dératés
En en ballet halluciné
Les humains qui dansent à l’envers
Au son de sa flûte enchantée
En une fresque échevelée
Chevreaux, chamois et bouquetins
Gambadent tout au long des ravins

Stahlder

Rêverie de félin

Image de Pierrette

Un chat qui somnolait dans sa queue enroulée
Sur le papier glacé d’une bande dessinée
En parcourut en songe les pages illustrées

Le héros de l’album était un félidé
Qui pour avoir croqué un perroquet bavard
De la parole humaine sitôt maîtrisa l’art
Comme le grand Isée, en rhéteur consommé,
Il agençait ses mots d’une langue déliée

Notre chat dans son rêve étudia la Torah
Les textes du Talmud et puis Zarathoustra
Les sourates commentées par des maîtres sufis
Les antiques Vedas et les dits du Bouddha
Les poèmes inspirés de Saint Jean de la Croix

Puis, chassant ces nouveaux savoirs de son esprit
Partit à la recherche d’une tendre souris

Stahlder

Le Maître et le Disciple

image de Pierrette

Le jeûne du Bouddha fit couler beaucoup d’encre
Son sourire est fécond du babil des oiseaux
Qui peuplent les figuiers des pays tropicaux
Sous son arbre, immobile comme une barque à l’ancre,
Le chat sourit aussi, espérant un festin,
ignorant le karma, la loi des renaissances
Il vit au jour le jour, heureux de faire bombance,
Et pour trouver la Voie écoute son instinct

Stahlder

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.