Sagesse du troll

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Toile de Elisabeth Barrett

Un troll se promenait aux rues d’un patelin,
Mais entendit soudain résonner le tonnerre :
Changé en salamandre, il squatte un lampadaire.
« Je me tiens là, dit-il, car je suis très malin. »

Le feu du lampadaire échauffe ses orteils,
D’être une salamandre, il n’a point l’habitude ;
Il voudrait attiédir une flamme trop rude,
Ce squatteur imprudent, ce batracien vermeil.

Le lampadaire explose, et les passants surpris
Voient surgir devant eux un tout petit troll gris.

Cochonfucius

Poule azurée

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image de l’auteur

Avez-vous entendu conter au coin du feu
L’histoire de la poule? Avez-vous connaissance
Des chants qu’elle a chantés au temps des jours heureux ?
Et cela fut longtemps avant votre naissance.

Les goupils de ce monde étaient pleins d’innocence,
Pour aucun volatile ils n’étaient dangereux ;
Le coq n’abusait point de sa toute-puissance,
Les hivers survenaient sans être rigoureux.

Pour vivre, les ruraux n’étaient pas à la peine,
Car de trésors pour eux la nature était pleine,
Qu’elle savait produire et qu’elle aimait offrir.

Le temps que nous vivons, il est d’une autre essence,
Jours de déréliction et de déliquescence
Et qui semblent vouloir nous apprendre à souffrir.

Cochonfucius

Dieu vêtu de plumes

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Image du blog Herald Dick Magazine

Son gîte est dans un arbre, assez loin des labours ;
À peine s’il entend un angélus qui sonne,
Ce dieu, dans son grand nid, n’a besoin de personne,
Il passe la journée dans un silence lourd.

Cet arbre est entouré d’un joli gazon court ;
Quelque part dans le bois, les abeilles fredonnent,
Une feuille tombée au ruisseau s’abandonne,
Ruisseau qui, sans un bruit, dans les ombrages court.

De l’oiseau, nul ne sait s’il est bien vif, ou mort ;
Peut-être, simplement, sur son bel arbre, il dort,
Oubliant le vivant qui de tourments se ronge.

Oiseau miraculeux, pas vraiment fait de chair,
Plutôt d’un bel éclat, d’un mouvement de l’air,
Oiseau fait d’un mirage et d’un fragment de songe.

Cochonfucius

Hugo n’est point austère

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Dessin de Victor Hugo

Hugo n’est point austère,
C’est un fils de la Terre.
Ainsi qu’un oiseau bleu,
Il chante pour les dieux,

Les arbres et la Source ;
Il fait de longues courses
Car il a de bons pieds.
Il n’est pas effrayé

Par un vieux mur qui penche,
Ni quand craque une branche.
L’oiseau, près du chemin,
Bénit ce vieil humain

Qui répond, d’un air sombre,
Qu’il a des torts sans nombre ;
Que, depuis le berceau,
Il vaut moins qu’un oiseau ;

Mais ce coeur qui succombe
Et de scrupules tombe
Est, sous le soleil blanc,
Comme une fleur des champs.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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