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Coups de tonnerre crépitants,
Mais ceux-là viennent de Titan ;
C’est le fracas, la rue ondoie,
Ça me remue le palpitant.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

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Coups de tonnerre crépitants,
Mais ceux-là viennent de Titan ;
C’est le fracas, la rue ondoie,
Ça me remue le palpitant.

image de l’auteur
C’est la fleur des méditants
Non-actifs, non-cogitants,
Chez qui j’entendis parfois
La guitare d’un Gitan.*
Elle inspire le Grand Sultan
Car son parfum est envoûtant
Si bien qu’on le voit quelquefois
Prendre un cahier en un instant.
Pierrette

image de l’auteur
C’est la fleur des méditants
Non-actifs, non-cogitants,
Chez qui j’entendis parfois
La guitare d’un Gitan.

image de l’auteur
La libellule chasse à la fin du printemps,
Je suis émerveillé par sa noble apparence ;
Je la vois survolant ce ruisselet de France,
Qui frôle la surface et s’y va reflétant.
Au bord de ce cours d’eau longuement méditant,
Le héron au long bec se nourrit d’espérance ;
Comme la libellule, il est plein d’assurance,
Il se tient sur la rive, il observe, il attend.
De ces deux prédateurs la quête n’est pas vaine,
Ils prendront du gibier bientôt, sans trop de peine ;
Il se rassasieront, et puis, ils s’en iront.
J’entends un peu plus loin le cri d’une corneille,
Un oiseau ténébreux qui dans l’ombrage veille ;
Quant à moi, j’aime aussi ce troisième larron.

Pierrette en Héraldie
En fin de printemps,
Un flûtiste qui répète,
Une fête est proche.

Toile de Norman Rockwell
Avril a déployé sa force lumineuse,
L’aile du noir corbeau se transforme en miroir
Et les verts marronniers vibreront jusqu’au soir
Du doux frémissement d’abeilles butineuses.
Loin du travail pesant, loin des fêtes ruineuses,
Je sors un papier blanc du fond de mes tiroirs
Et trace quelques vers, ou brèves de comptoir,
Evitant les notions par trop vertigineuses.
Le chat dans mon jardin se recueille, immobile :
Je sais qu’il a pour ça un bien vilain mobile,
Que plus d’un vieil oiseau également connaît.
Aux murs de mon bureau somnolent mes vieux livres,
Et pas un seul d’entre eux sa science ne délivre :
Dimanche à ne rien faire, ou tout juste un sonnet.

Peinture de Tomoto Kobori
Lisant au jardin,
Ne songeant pas à écrire,
Un tanka se forme
Jusqu’à ces dernières lignes
Dans l’ombre du marronnier.

Illustration Edredon
L’air, qui était trop chaud, est redevenu doux.
Les livres du bureau recueillent la poussière,
De temps en temps j’absorbe une gorgée de bière ;
En haut du marronnier danse un écureuil roux.
Les fourmis, dans le jour, s’aventurent partout,
Transportant leur fardeau, noires dans la lumière,
Sans aucun clignement de leur oeil sans paupière,
Heureuses d’accomplir leur corvée jusqu’au bout.
Je suis reconnaissant au plafond de nuages
Et à son compagnon, le vent frais et joyeux
Qui les fait progresser au ciel, devant mes yeux ;
Quoi de plus verdoyant que cette herbe sauvage,
Quoi de plus gazouillant que les oiseaux des cieux ?
La brise fait danser, dans les airs, le feuillage.

Composition de l’auteur
La rosée du matin commande d’être heureux ;
Le soleil qui n’a point repris toute sa force
Anime la terrasse en caressant l’écorce
Des marronniers au tronc antique et vigoureux.
Aucun souci au coeur, aucun nuage aux cieux :
Il est tôt, ce n’est point le temps où l’on s’efforce,
Tout juste on parlera du travail qui s’amorce
Et qui, bien entendu, sera fait pour le mieux.
Puis la journée défile et le jardin se dore ;
Le vin coule, bien frais, d’une petite amphore
Et tout va, doucement : rien ne sert de courir.
Au soir, le barde entend les cris des hirondelles
Qui semblent affirmer que la journée fut belle,
Quand, au ponant du ciel, le soleil va mourir.

image de l’auteur
Pyramide occupant le terre-plein central,
Le reste du jardin évoque un terrain vague.
Près d’un vieux marronnier que jamais l’on n’élague,
Elle offre à nos regards ses reflets de métal.
Les moines jardiniers y montent en bon ordre,
Avec de beaux rameaux fraîchement baptisés
Qui servent pour bénir, et pour exorciser,
Tendre feuillage auquel un démon ne peut mordre.
Les plants les plus nouveaux grandissent dans un bac,
Chéris des cénobites et de Dame Nature ;
Faire naître un jardin, c’est toute une aventure,
Ça mérite, le soir, un verre d’armagnac.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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