Plume vieillissante

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De ce bel instrument, suis-je toujours armé ?
Ne puis-je l’oublier en ma pâle vieillesse
Et laisser s’amuser la nouvelle jeunesse ?
Car à chenu vieillard ne convient s’escrimer :

Oui, mais comment parler de ce que j’ose aimer
Si ce n’est en guidant la plume en sa finesse ?
Ces pages ne sont pas un organe de presse,
Mais j’apprécie le sens que j’y peux enfermer.

Les mots qui sont issus de cette main ridée,
Qui conjuguent l’ancienne et la nouvelle idée,
Ce sont les bons enfants que j’ai dans ma maison ;

Je ne les requiers pas pour servir ma défense,
Mais pour renouveler les plaisirs de l’enfance
Qui rit d’apprivoiser des êtres de raison.

Cochonfucius

En réponse à « En remontant les fleuves »

ezrkpie

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Rêvant que j’étais un saumon,
Je me dirigeais vers les monts
Où prennent les fleuves leur source,
Où l’eau contient moins de limon.*

C’est en nageant tel un démon
Que je pus remonter. À mon
Grand étonnement, mes ressources
Visuelles frôlèrent un gnomon.

Pierrette

*Cochonfucius

Cet arbre se croit un phénix

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L’arbre-phénix est prêt pour son apothéose
Et son dernier oiseau ce matin s’en alla.
Le feu brûle assez fort, la flamme n’est pas rose,
C’est un bûcher d’enfer au jardin que voilà.

Qu’un arbre en use ainsi, peu fréquente est la chose ;
Il crée de la stupeur chez son frère lilas
Et chez les grands rochers qui au bois se reposent,
Lui qui cette intention jamais ne dévoila.

Le feu brûle bien fort, mais il n’est pas féroce,
L’arbre n’éprouve point de tortures atroces ;
Un certain inconfort, mais il reste de bois.

Puis son tronc s’obscurcit, comme un fantôme, au centre
Du brasier rouge et blanc qui l’avale en son ventre.
Il ne renaîtra pas, mais ça le laisse froid.

Cochonfucius

Mirabelle joue un tour

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Sous la canicule, au milieu de Juillet,
Une caravane composée de voitures
Distribue des gadgets de mauvaise facture
À des férus du tour à l’accent marseillais.

L’un d’entre-eux, imbibé de rhum blanc antillais
Voyant Mirabelle derrière une clôture
Paisiblement brouter, malgré la conjoncture,
La rejoint sans un bruit et en marchant de biais.

Arrivé à hauteur, il chevauche la vache,
Et se sert d’un bâton comme d’une cravache
Afin de la contraindre à suivre les coureurs.

Mais plutôt que d’aller galoper sur la route,
La ruminante rue jusqu’à ce qu’il se croûte
Le nez dans une bouse à l’écoeurante odeur.

Vincent

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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