En réponse à « Regardant vers mon jardin »

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En ce mois de juillet, pour mes amies les roses,
Je voudrais composer des vers et de la prose ;
Mais pour elles, je crois, cela ne compte guère,
Car la chose essentielle est que je les arrose.*

Néanmoins  je sais qu’un zeste de saccharose
Peut les transformer en superbes passeroses
J’en fus le privilégié témoin naguère
Sous l’oeil jaloux du terrible laurier-rose.

Pierrette

*Cochonfucius

Ermite habillé de sinople

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L’ermite du bosquet rit de toutes ses dents ;
Il ne figure pas dans les livres d’Histoire,
Mais plusieurs bûcherons en garderont mémoire
Comme d’un vigoureux grand-père chargé d’ans.

Mais ce grand-père a-t-il quelques petits-enfants ?
De ces bons jouvenceaux qui aiment rire, et boire,
Ne cherchant en leur temps nulle sorte de gloire,
N’accomplissant jamais de gestes triomphants…

L’auraient-ils oublié depuis belle lurette,
Croyant qu’il dort déjà au champ de pâquerettes ?
Mais l’ermite, sans eux, n’est pas privé de vin ;

Car il a des amis, ce vieillard sobre et digne,
Qui s’en iront un jour, mais ce n’est pas demain,
Et qui savent goûter le nectar de la vigne.

Cochonfucius

Batrachomyocarde

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Un coeur de batracien, c’est rare qu’il se brise ;
Il n’est pas tourmenté de pénibles aveux,
Il voit sans se troubler la blondeur des cheveux
Que le matin joyeux fait voler dans la brise.

La grenouille au marais rarement s’électrise,
La flamme parcourant son système nerveux
Brûle moins, mille fois, que les plus faibles feux ;
Car ce n’est nullement un être qui se grise.

Son regard est pourtant dirigé vers les cieux,
Ce sont les moucherons qui brillent à ses yeux ;
Elle les voit de loin, même à travers la brume,

Tu ne l’entendras pas pousser un noir soupir,
Ni s’affliger non plus d’un triste souvenir :
Le coeur de la rainette est léger comme plume.

Cochonfucius

Une égratignure

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Toile de Dali

J’égratigne ma chair aux épines des roses
En marchant, tout distrait, dans mon jardin, le soir.
Jardin à l’abandon, seule la pluie l’arrose,
Certains endroits pourtant sont toujours beaux à voir.

L’herbe en se flétrissant n’est pas au désespoir,
Blonde et inanimée au sol elle repose.
Les vitres du salon deviennent des miroirs
Où un autre jardin d’autres fleurs se compose.

Le ciel de ce dimanche est un beau ciel d’été,
Un ciel pour gens heureux (et nous l’avons été
Au moins quelques instants, échangeant des paroles) ;

Soyons heureux ce soir, demain il fera jour,
L’hirondelle en allée ne revient pas toujours,
Mais soyons fous un peu, car cette vie est folle.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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