
teepublic.com
Mon grille-pain a rendu l’âme
Une journée risquée s’entame
En effet, tout fut perturbé
J’ai survécu, à coup de rames.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

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Mon grille-pain a rendu l’âme
Une journée risquée s’entame
En effet, tout fut perturbé
J’ai survécu, à coup de rames.

image de l’auteur
Moi, le Fringant Papillon, je pars demain en Finistère avec Pierrette, nous vous retrouverons là-bas, chers Héraldiens, dès que Pierrette aura réussi à installer internet dans la vieille demeure où elle va.
Cochonfucius, Vincent, Jrtroll, Luciole, Ada,
Si vous passez par Quimper-Corentin, au cours de l’été, contactez-moi en privé, Pierrette vous recevra avec plaisir.
Fringant Papillon

image de l’auteur
Le phénix-lion qui craint les flammes
Monte au bûcher la mort dans l’âme,
Mais il ne peut s’y dérober
Car il le fait pour une dame.*
Devant ce véritable drame,
Heureusement que le vidame
Intervient pour prohiber
Cette action que nul n’acclame.
Pierrette

image de l’auteur
Le phénix-lion qui craint les flammes
Monte au bûcher la mort dans l’âme,
Mais il ne peut s’y dérober
Car il le fait pour une dame.

image de l’auteur
Au Moulin Rouge un meunier amassait
Plusieurs millions de graines vagabondes,
Et, transporté par une joie profonde,
En son grenier tout le jour les classait.
Dans le couchant, le moulin rougissait ;
L’homme parlait avec les graines blondes.
Quelques rongeurs circulaient à la ronde,
Et le moulin de grains s’enrichissait.
Loin dans les airs, comme une flèche vive,
Une hirondelle a survolé la rive
De la Garonne, au soir, en souriant.
Puis elle dort jusqu’à la fraîche aurore,
Quand le moulin de rose se colore
Comme les fruits qu’on trouve en Orient.

image de Pierrette en Héraldie
La plume estivale
Ne lit pas ce qu’elle écrit,
Le papier non plus.

Cette intervention est un hommage à Georges Perec et à son livre intitulé « Je me souviens ».
Je me souviens de la licorne dont la corne était verte.
Je me souviens d’une blague de mon grand-père où un conducteur entre dans une petite rue en disant « Dix », et ses passagers répondent « Vingt-trois », autrement dit, « 7 et 3 » puis « 7, 13 et 3 ».
Je me souviens du whisky des vieillards.
Je me souviens qu’il fallait franchir un petit torrent, par un pont de bois, pour aller à l’école primaire.
Je me souviens du marsupilami et des schtroumpfs qui ont salué la démonstration de la conjecture sur la somme des cubes et des autres puissances.
Je me souviens que le charcutier avait installé deux roues décoratives dans sa vitrine, créant l’illusion d’une infinité de cochons entrant dans une maquette de la boutique et d’une infinité de saucisses qui en ressortaient.
Je me souviens des dialogues des cadavres sur le carrelage de la cuisine.
Je me souviens que j’avais fait croire à mon petit frère que les Vélo-solex étaient à propulsion nucléaire.
Je me souviens des libellules et de la mante religieuse.
Je me souviens d’un jeu de « guerre des animaux » où ceux-ci, en matière plastique, se déplaçaient dans les couloirs par étapes de trente centimètres et s’entretuaient à coups de billes.
Je me souviens de la danse avec les brontosaures.
Je me souviens d’une file de fourmis noires disparaissant dans une fente de mur, comme les cochons de la vitrine ci-dessus.
Je me souviens du lapin rose.
Je me souviens d’un moine qui m’expliquait pourquoi on dit « in caelis » au pluriel au début du Pater Noster, et un peu plus loin, « in caelo », au singulier.
Je me souviens de la belette indigo.
Je me souviens d’avoir élevé des têtards jusqu’à métamorphose complète.
Je me souviens d’une réponse qui a perdu sa question.
Je me souviens de l’instituteur mettant au tableau l’algorithme d’extraction des racines carrées, en prenant des tranches de deux chiffres.
Je me souviens du corps des personnages de mon adolescence, surtout les jeunes filles.
Je me souviens du sourire du Président René Coty transmettant ses pouvoirs à Charles de Gaulle devant les caméras.
Je me souviens des mouches et du caméléon.
Je me souviens que le Centre d’Essais des Landes avait perdu le contrôle d’un missile, qui était venu faire un vaste entonnoir sur la plage de Biscarrosse.
Je me souviens du vin des vagabonds.
Je me souviens d’une blague stupide du même instituteur prétendant qu’OAS voulait dire « On a soif » et FLN « Faites le nécessaire ».

Pays de Poésie
Je me souviens d’un antimoine qui a fait un trou dans la lune, pourtant gardée par un moine-astronaute.
Je me souviens que le maître nous enseignait à faire la liaison dans les phrases, avec l’exemple « Il y en a qui font dans leur culotte et puis qui disent que c’est pâteux ».
Je me souviens d’une chute.

Pays de Poésie
À l’heure de l’apéritif,
Les mots se font plus subversifs ;
Certains d’entre eux suivront, perchés,
Le fil d’un rêve alternatif.

image de l’auteur
On m’a dit que le catogriffe
Faisait des quatrains apocryphes
Que l’on entend sur les marchés,
Chantés par un grand escogriffe.*
Il convia le grand hippogriffe
À déchiffrer un logogriphe,
Celui-ci n’en fut pas fâché,
Il apprécie assez les riffes.
Pierrette

image de l’auteur
On m’a dit que le catogriffe
Faisait des quatrains apocryphes
Que l’on entend sur les marchés,
Chantés par un grand escogriffe.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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