En réponse à « Panthéon d’indifférence »

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Ceux-là n’ont pas de référents,
Envers chacun sont déférents,
Sans s’impliquer outre mesure :
Ce sont nos dieux indifférents.*

Cependant ils sont cohérents,
Le cercle leur est inhérent.
Toujours sans aucune brisure,
Ils créent de fines interférences.

Pierrette

*Cochonfucius

Fleur des steppes

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Ce n’est pas la fleur d’or, ni la fleur de la loi ;
Mais cette plante-là ne craint aucune bête.
C’est un fier végétal, c’est une fleur-poète
Dont les charmants sonnets disent on ne sait quoi.

Elle est plus amusante et plus forte que moi,
Et je le reconnais : je veux, pour être honnête,
Dire cette évidence à toute la planète
Qui peut la recevoir sans peine et sans émoi.

La grâce d’un vivant, c’est d’être ce qu’il est ;
Il est beau quelque part, même s’il se croit laid,
Il nous faut admirer la fleur aux couleurs vives.

Ne me reprochez point cette chanson naïve :
Les lecteurs inconnus qui ma chronique suivent
Ont toujours pris cela pour ce que ça valait.

Cochonfucius

Sagesse bicéphale

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Notre corps est un arbre, ont dit les amphisbènes,
Il faut, pour le nourrir, la plus vaste des plaines ;
Si jusqu’en inframonde il est enraciné,
Le sort de son feuillage est mal déterminé.

J’en accepte l’augure, a répondu la feuille ;
Si mon sort est précaire, allons-y, je l’accueille ;
Quand je n’y serai plus, d’autres feuilles viendront
Qui les mêmes leçons du monde retiendront.

L’esprit est un miroir, a proclamé la lyre,
Malheur aux maladroits qui, jadis, le salirent.
Ce propos, dit l’esprit, je le trouve incomplet :
Nul ne peut nettoyer l’intérieur du reflet.

Cochonfucius

Notre corps est un arbre

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Toile de Tan Ying

Notre corps est un arbre, a déclaré l’ermite,
Notre esprit un miroir, il faut l’épousseter.
Ne se croyait-­il pas porteur de vérité,
Celui qui transcendait le réel et ses mythes…

Ton arbre est dans un vase, a dit le cénobite,
Et d’un endroit à l’autre il peut se transporter.
Quant au miroir, tu peux tout un jour le frotter,
Tu ne nettoieras pas les reflets qui l’habitent.

Époussetons bien l’arbre, arrosons le miroir,
Car pour telle entreprise il n’est besoin d’espoir,
Ni de succès non plus pour que l’on persévère.

Les ayant accueillis dans ta méditation,
Retiens de ces deux mots la signification :
L’arbre, on en fait du bois, le miroir, c’est du verre.

Cochonfucius

Deux licornes d’azur

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Ayant apaisé leur esprit,
Les licornes sont à l’ouvrage :
Elles assemblent des images
Pour un blason, loin de Paris.

La plus jeune des deux sourit,
Ce qui embellit son visage ;
Elle choisit, c’est son usage,
Les plus aimables coloris.

Une matinée tout entière
Pour travailler dans la lumière,
Sans de leur table se lever.

Avec leur fine intelligence
Elles tracent, sans complaisance,
Le blason le plus achevé.

Cochonfucius

 

Aigle des lointains

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Au repaire de l’aigle est un péril immense,
Plus d’un intrus en fut condamné sans recours ;
On ne peut s’en tirer par d’habiles discours,
Il est moins dangereux d’observer le silence.

Si dans ce triste lieu te conduit ton errance,
Ne dis pas un seul mot, fais semblant d’être sourd ;
Tel est, depuis longtemps, l’usage de la Cour,
Nul ne s’y fait entendre, et nul seigneur n’y danse.

Vois si la Reine est là, car elle est moins méchante,
On dit que dans sa chambre, étant seule, elle chante
En souvenir du temps de son premier amour.

Si c’est toi l’amoureux visiteur de la tour,
N’oublie pas ce bonheur, même s’il fut bien court,
Le roi te laissera sourire à ton amante.

Cochonfucius

 

Le sonnet de Clémentine.

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Ô licorne d’azur dressée et majestueuse,
Emblème des seigneurs valeureux et si nobles,
Symbole des chevaliers à l’âme vertueuse.
Toi qui combats les serpents au venin ignoble

Avec ta noblesse d’esprit. Quand tu les combats
Tu nous protèges chaque jour des choses impures,
Tu nous rappelles les chevaliers d’ici ou là.
Tu es un modèle qui sans cesse perdure.

Très joli oiseau tout de gueules revêtu,
Rossignol, tu nous charmes de ton chant plaisant.
Rose, symbole de l’amour au ton flamboyant,

Ta couleur sang représente la passion ardente.
Ô mer tranquille aux grandes vagues violentes
Parfois. Mais de tout temps, on  clame tes vertus.

Clémentine

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Écartelé, le 1 et le 4 d’or, le 2 et le 3 d’argent, l’un à l’oiseau contourné de gueules sur une branche à trois feuilles du même, l’autre à la rose héraldique de gueules aussi boutonnée d’or,   une onde mouvant de la pointe surmontée d’une licorne cabrée contournée le tout d’azur.

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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