
yoshie.bz
Une pianiste succube erre ;
Fromage contre superbe air,
Tel est le deal intransigeant :
Un camembert vaut un Schubert.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

yoshie.bz
Une pianiste succube erre ;
Fromage contre superbe air,
Tel est le deal intransigeant :
Un camembert vaut un Schubert.

image de Pierrette
Jamais sur mon berceau tu n’as penché ton front
Et ton regard jamais n’a couvé de tendresse
Le bébé rose et blond qui vagissait au fond,
Qui n’a jamais reçu de ta main de caresse…
Jamais tu n’as étreint tout contre ta poitrine
En reposant sa tête au creux de ton épaule
Cette petite fille enjôleuse et mutine
Dont la mère arborait un sourire un peu drôle.
Jamais tu n’as posé de baiser paternel
Sur mes joues où souvent, lors de l’adolescence,
Les larmes scintillaient épandant l’âpre sel,
Pour consoler ma peine en pleine effervescence.
Et tu n’étais pas là pour guider de ton pas
La trop jeune épousée, entrant dans cette église,
Qui aurait tant voulu reposer sur ton bras
Son grand bonheur de femme à cette heure précise.
Jamais sur son couffin tu n’as penché ton front
Et tu n’as pas connu la fierté du grand-père
En prenant dans tes bras le petit garçon blond
Le jour où loin de toi je suis devenue mère.
Aujourd’hui étant vieux, tu te retrouves seul
Avec des souvenirs où je n’ai pas ma place
Tu n’as que des regrets alors que sur le seuil
De la mort, esseulé, ton cœur fait volte-face.
Et le mien, sans ciller, t’accorde son pardon…
Heureuse je me dis : « Enfin voici mon père ! »
Remerciant le ciel de la vie où le don
De l’amour paternel magiquement opère !
Johanne Hauber-Bieth
(Cannes, Alpes-Maritimes, France)
Note de l’auteur : Mon père m’a reconnue « officiellement » le 25 avril 2000 puis est décédé le 15 juin de la même année…

image de Cochonfucius
O! for my sake do you with Fortune chide,
The guilty goddess of my harmful deeds,
That did not better for my life provide
Than public means which public manners breeds.
Thence comes it that my name receives a brand,
And almost thence my nature is subdued
To what it works in, like the dyer’s hand:
Pity me, then, and wish I were renewed;
Whilst, like a willing patient, I will drink
Potions of eisel ‘gainst my strong infection;
No bitterness that I will bitter think,
Nor double penance, to correct correction.
Pity me then, dear friend, and I assure ye,
Even that your pity is enough to cure me.
* *
*
Ha ! ne me blâme plus, mais blâme mon destin
De tout ce que je fis de laid et de coupable !
Car lui seul enfonça mes pieds nus dans le sable
Où je m’enfonce, sans nul secours du lointain.

Ne me blâme donc plus de ce regard hautain
Qui pèse ma pensée et me juge et m’accable !
On a menti… Je suis le jouet de la fable,
Et l’on raille en parlant de moi dans un festin.

Ton regard clair me trouble et me décontenance.
Oui, je le sais, j’eus tort en mainte circonstance,
Et, très pieusement, je rougis devant toi.

Mais partout la Douleur m’a traquée et suivie.
Ne me blâme donc plus, chère ! console-moi
D’avoir si mal vécu ma lamentable vie.

armorialdefrance.fr
« Ne trouvant pas de camembert
Il prit du brie » conte Robert
Au sujet d’un ami logeant
Non loin de Brie-Comte-Robert.

image de l’auteur
Heureux, ils vont place Maubert,
Côte à côte, ils lisent Flaubert
Et Maupassant en corrigeant
Tout, le soir, près du réverbère.
Pierrette

image de l’auteur
Faromulus et Remusber
Travaillent pour leur oncle Albert ;
Le vieux monsieur n’a pas d’argent,
Mais il les paye en camembert.

image de l’auteur
Que mesureras-tu, balance du destin ?
Tu sais qu’un pauvre mort ne peut plaider coupable,
Que tu ne sauras pas peser un grain de sable
Qui fut doté de vie, en des temps très lointains.
Pas de blâme en ce lieu, pas de regard hautain,
Rien qui m’accuse ici, surtout, rien qui m’accable !
Si cette vie passée n’est qu’une longue fable,
Je n’ai pas de regrets du rire ou du festin.
La mort est un sujet qui me décontenance,
Mais nous n’échappons point à cette circonstance;
Je ne t’esquive pas, décès, rassure-toi.
Je ne regrette pas la voie que j’ai suivie,
Elle fut agréable, et bien faite pour moi ;
Je n’ai pas mal vécu mon ordinaire vie.

Image de Pierrette en Héraldie
Flots de l’Atlantique
Se réchauffant au printemps,
Bonheur des poissons.

Pays de Poésie
À l’instar des poètes du passé,
Des vers en rimes il ne peut se passer,
Il nous dit que c’est la fin de son temps,
Pourtant, de lui, je n’en ai pas assez.

image de l’auteur
La vie est un concept bien agencé
Qu’aucun d’entre nous ne peut embrasser
Mais il me semble bien qu’il fut un temps
Où tout était parfaitement classé.
Pierrette
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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