La lumière diurne et nocturne

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Peinture chinoise

Pour observer un astre, il faut s’en tenir loin ;
L’éclairer d’une lampe est d’ailleurs impossible.
Pour ta méditation, c’est une bonne cible :
Propice y est le jour, la nuit ne l’est pas moins.

Ici, d’un sens logique, il n’est aucun besoin.
Ce que tu dois savoir est pleinement visible,
Du moins pour qui regarde avec un coeur sensible,
Qu’un trait anecdotique, aussi, n’égare point.

En restant concentré sur les causes premières,
Tu finis par baigner dans leur blanche lumière.
Dans chaque astre tu vois l’image de ton coeur ;

Ce qui est essentiel se discerne sans peine.
Même si sa planète est petite et lointaine,
Le prince a dans ses yeux le reflet de la fleur.

Cochonfucius

Marceline voit une rose

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Couverture du Petit Prince

Le petit prince, épris d’une rose éphémère,
En garde le portrait dans son coeur palpitant,
Aussi léger qu’une ombre ; il en a peur, pourtant,
Et parfois n’ose plus refermer ses paupières.

Le jour de son départ, elle l’avait deux fois
Appelé faiblement, et d’une voix tremblante.
Des volcans surgissait une fumée brûlante
Et le prince n’a pas entendu cette voix.

Terre, sois à son corps douce comme une mère.
Aviateur, prends son deuil, tu lui servis de père ;
Compose le portrait de cet enfant sérieux.

Les lecteurs apprendront, en lisant cette prose,
Comment tu fus ami de l’amant de la rose
Qui de la rose avait le reflet dans ses yeux.

Cochonfucius

Vigne du charpentier

beaune

Image du blog Herald Dick Magazine

Bon charpentier, sur un lopin de terre,
Pousse ta vigne, aux ceps déjà fort vieux ;
Le fruit survient, à la grâce de Dieu,
Pour ta famille et pour tous ceux qui errent.

Ce ne sont pas de beaux produits de serre ;
Car le soleil leur verse trop de feu
Qui devient sucre au coeur des raisins bleus,
Un empereur ne les goûterait guère.

Mais ton épouse au long des sentiers bas
Tient une grappe, et ne s’en prive pas,
Partageant tout avec le Fils de l’Homme.

Il grandira ; le vin qu’il versera
Sera le sang qui nous rachètera,
Quand frappera la justice de Rome.

Cochonfucius

Démon de vigne

bilingue

image de l’auteur

Près de de Saint-Émilion vit un démon de vigne ;
Il voudrait qu’une fois, le vin devînt son sang,
Mais il a beau vouloir, il n’en voit aucun signe.
Son don de magicien n’est pas assez puissant.

Il a versé le jus dans une cruche en terre ;
A pris la vitamine à dose de cheval,
A demandé au vent de bien vouloir se taire,
Mais rien ne sort de là, ça fait du vin normal.

Prononçant à nouveau les magiques paroles,
Il joint à la mixture un peu de sang de porc
Qu il a tiédi au feu, dans une casserole.
Ce fils de charpentier, grogne-t-il, est trop fort.

Cochonfucius

Forêt

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Pierre de Ronsard (1524-1585)
Elégies, XXIV
« Contre les bûcherons de la forêt de Gastine »

Écoute, bûcheron, arrête un peu le bras;
Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas;
Ne vois-tu pas le sang lequel dégoutte à force
Des nymphes qui vivaient dessous la dure écorce ?
Sacrilège meurtrier, si on pend un voleur
Pour piller un butin de bien peu de valeur,
Combien de feux, de fers, de morts et de détresses
Mérites-tu, méchant, pour tuer nos déesses ?
Forêt, haute maison des oiseaux bocagers !
Plus le cerf solitaire et les chevreuils légers
Ne paîtront sous ton ombre, et ta verte crinière
Plus du soleil d’été ne rompra la lumière.
Plus l’amoureux pasteur sur un tronc adossé,
Enflant son flageolet à quatre trous percé,
Son mâtin à ses pieds, à son flanc la houlette,
Ne dira plus l’ardeur de sa belle Janette.
Tout deviendra muet, Echo sera sans voix ;
Tu deviendras campagne, et, en lieu de tes bois,
Dont l’ombrage incertain lentement se remue,
Tu sentiras le soc, le coutre et la charrue ;
Tu perdras le silence, et haletants d’effroi
Ni Satyres ni Pans ne viendront plus chez toi.
Adieu, vieille forêt, le jouet de Zéphire,
Où premier j’accordai les langues de ma lyre,
Où premier j’entendis les flèches résonner
D’Apollon, qui me vint tout le coeur étonner,
Où premier, admirant ma belle Calliope,
Je devins amoureux de sa neuvaine trope,
Quand sa main sur le front cent roses me jeta.

Et de son propre lait Euterpe m’allaita.
Adieu, vieille forêt, adieu têtes sacrées,
De tableaux et de fleurs autrefois honorées.
Maintenant le dédain des passants altérés,
Qui, brûlés en l’été des rayons éthérés,
Sans plus trouver le frais de tes douces verdures,
Accusent tes meurtriers et leur disent injures.
Adieu, chênes, couronne aux vaillants citoyens.
Arbres de Jupiter, germes Dodonéens,
Qui premiers aux humains donnâtes à repaître ;
Peuples vraiment ingrats, qui n’ont su reconnaître
Les biens reçus de vous, peuples vraiment grossiers
De massacrer ainsi leurs pères nourriciers !
Que l’homme est malheureux qui au monde se fie !
Ô dieux, que véritable est la philosophie,
Qui dit que toute chose à la fin périra,
Et qu’en changeant de forme une autre vêtira !
De Tempé la vallée un jour sera montagne,
Et la cime d’Athos une large campagne ;
Neptune quelquefois de blé sera couvert :
La matière demeure et la forme se perd.

Regard

Pierre B

Le blason de Pierre B. de la 4e1

Sous les arbres ombreux, obscurs et solitaires, là,
Quand je suis au fond de la mine, soudain
La nature me tend les bras. Je commence à
Entrevoir les nuances du spectre d’un

Soleil qui jaillissent en chef-d’oeuvre, de l’orient,
C’est-à-dire l’aurore, vers l’occident. Dès
Lors mes mortelles pensées se transforment en grands
Mots-images fous, ils m’entraînent aux confins des

Univers où j’entends le bruit des douces vagues
de l’air voler vers moi. On dirait un flot
magique qui lève mon regard rempli d’eau

Et de flammes car je voudrais ne faire qu’un
Avec tout ce qui vit dans ces contrées sans fin
Où l’alliance des êtres évanouit la mort.

Pierrette

_____

D’or au phénix contourné de gueules et d’orangé sur son immortalité du même,
le chef d’argent chargé de quatre triangles de sinople.

La joie

Ivan L. 4e2

Blason d’Ivan.L de la 4.2

La joie n’a pas de cause, elle est, tout simplement
Autour de nous. Comme l’Aigle, rien ne l’affecte
Si bien qu’elle reste libre. Elle respecte
Un plan de bonheur tissé méthodiquement.

Son climat est celui de nos humeurs, qui en
Dépit de nos angoisses, laisse voir l’essence
Des choses et apaise la violence des sens.
Elle allie le coeur à la lumière du Temps

Qui comme le Soleil, fait sourire la Rose
Chaque jour. Je la vois dans tes yeux, dans tes poses,
Dans ta façon de parler. Si le vent de la

Vie souffle et me secoue, elle me permet de
Combattre mais attention! Avec la paix, là
Dans le coeur, avec force et en pleurant de joie.

Pierrette

______

Parti de sinople et d’azur au faucon d’or éployé 
contourné posé sur un chicot d’argent.

Le sang du Christ

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Blason de Vaison-la-Romaine  (Vaucluse, Provence-Alpes-Côte-D’azur)

Le vin « réjouit le coeur de l’Homme ». Plus de
Vin, plus de joie, plus de vitalité. A moins
Que l’intervention innée de la Femme ne
Vienne changer la donne. « Ils n’ont plus de vin,

Dit-elle, regarde-les, ils ne savent plus
Comment se réjouir, ils perdent leurs repères. »
Alors pour renaître de nouveau comment faire ?
Se réincarner ? Voir les particules du

Monde et de notre corps se recombiner pour
Recommencer toute une vie biologique ?
S’ouvrir aux énergies cosmiques et telluriques

Pour avoir une visibilité nouvelle ?
Non ! mieux vaut regarder le commencement, là
Où est la différence, tout l’enjeu est là.

Pierrette

______

D’or au vase d’argent, sommé d’une croix pattée de sable, accosté de deux ceps de vigne de sable, sortant du vase, feuillés de sinople, fruités d’azur et retombant aux flancs du vase.

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 » Beuvez  tousjours, ne mourrez  jamais  « 
Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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