
image de Pierrette
Je lis quelques fables
Au premier lundi d’octobre,
Qu’importe l’averse.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

image de Pierrette
Je lis quelques fables
Au premier lundi d’octobre,
Qu’importe l’averse.

image de l’auteur
L’arme de la vestale est le désarmement,
C’est son armure aussi, ce sont ses armoiries ;
Mais l’arme du démon n’est que bouffonnerie,
Qui, le jour du combat, s’exerce vainement.
L’arme de la vestale est le respect des morts,
Mais l’arme du démon, c’est le goût du naufrage,
C’est le torrent qui veut fracasser le barrage ;
Cette arme à son porteur réserve un triste sort.
L’arme de la vestale est le goût de l’espoir,
Mais l’arme du démon n’est qu’un flacon d’absinthe
Dont il tire souvent des joyeusetés feintes,
Puis se soumet, bien ivre, à l’approche du soir.

En 1896, Thérèse a dessiné ses « Armoiries » à la fin de son premier Manuscrit, avec le titre « Armoiries de Jésus et de Thérèse ». Mariée au Seigneur par sa profession de carmélite, elle s’appelle Thérèse de l’Enfant-Jésus de la sainte Face. En deux blasons, elle exprime cette union d’amour.
Le premier blason représente Jésus comme le signifient les lettres JHS : Jesus Salvator Hominum, Jésus Sauveur des hommes. Représentant l’Enfant-Jésus qui dort et la Sainte Face, Thérèse unit – comme la spiritualité de son temps aimait à le faire – le Mystère de l’Incarnation et le Mystère Pascal : « Le propre de l’amour étant de s’abaisser », le Fils de Dieu est descendu du Ciel pour mourir et ressusciter pour notre salut. Un rameau de vigne unit les deux dessins, car Thérèse n’a qu’un désir : s’offrir telle une petite grappe de raisin pour réjouir son époux et étancher sa « soif d’amour ». Elle est aussi la harpe qui veut chanter sans cesse pour lui.
Le second blason représente Thérèse : FMT, Marie-Françoise Thérèse. Elle est cette petite fleur exposée aux rayons de Marie, l’étoile du matin. Sous le regard de la Trinité représentée par un triangle. Un dard unit les deux dessins : c’est le « dard enflammé de l’amour » dont elle veut brûler sans cesse. En le dessinant, elle a probablement pensé à la blessure d’amour ressentie le 14 juin 1895, après son offrande à l’Amour miséricordieux.
Les deux blasons sont unis par une devise : « L’amour ne se paie que par l’amour ». Aux tendresses de son époux qui l’a aimée à la folie, Thérèse veut aussi répondre par des « folies »… Elle veut vivre « dans l’unique but de lui faire plaisir et de lui sauver des âmes qui l’aimeront éternellement ».
Ainsi se réalise le mariage de Jésus et Thérèse. C’est une alliance d’amour scellée dans un désir sans cesse renouvelé de s’aimer et de se ressembler au point de devenir un. Seul l’Amour peut réaliser ce Mystère…
« Je sens que je vais entrer dans le repos… Mais je sens surtout que ma mission va commencer, ma mission de faire aimer le bon Dieu comme je l’aime, de donner ma petite voie aux âmes. Si le bon Dieu exauce mes désirs, mon Ciel se passera sur la terre jusqu’à la fin du monde. Oui, je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre. Ce n’est pas impossible, puisqu’au sein même de la vision béatifique, les Anges veillent sur nous.
[…] Je ne veux pas me reposer tant qu’il y aura des âmes à sauver… »
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, « Carnet Jaune » de Mère Agnès au 17 juillet 1897, in O.C., Le Cerf / DDB, 1992.

Blason de Marie-Françoise Thérèse
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Tranché d’argent et de gueules à la fleur d’argent tigée de sinople sur une terrasse du même exposée aux rayons de Marie, l’étoile du matin d’or, au regard de la Trinité, à la palme et la lance d’or aussi. Un dard d’or unit les deux parties de l’écu .

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Grand roi des pierres ancestrales,
Et poète antilibéral,
Sa seule idée est d’en extraire,
Chez lui, un arc-en-ciel mural.

image de l’auteur
Il rêvait d’être général
D’un bel univers carcéral,
Alors il tailla aux Enfers
La pierre équilatérale.
Pierrette

image de l’auteur
Voici le mineur vespéral
Qui trouve un trésor minéral
Et demande au sculpteur d’en faire
Un grand prisme équilatéral.

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Les lions portent la fleur, symbole de l’empire,
Pour servir Charlemagne ils quittent le désert ;
Ayant sur une nef passé la vaste mer,
Ils savourent ici la fraîcheur qu’ils respirent.
Ils ne sont pas venus manger une martyre ;
Le scribe du palais leur consacre ses vers,
Mais ils doivent rester dans leur cage en hiver,
Même si la blancheur des neiges les inspire.
Un imprudent parfois les flatte de sa main ;
Le petit chat se prend pour leur cousin germain,
Tout en sachant qu’ils sont venus d’un autre monde.
Un seul petit souci : nulle lionne n’est là,
Ces deux monarques sont privés de leur smala,
Leur vie est en ce lieu purement inféconde.

image de Pierrette
Il se fait spectateur statique
Quand, dans les frictions magmatiques,
Il voit la jeunesse du monde ;
Voilà qui le rend extatique.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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