Au Hasard du Web 17

Le faucon

faucon

Armoiries de l’Islande (1903-1918) *
D’azur au faucon d’argent

Un clairvoyant faucon en volant par rivière **
Planait dedans le ciel, à se fondre apprêté
Sur son gibier blotti. Mais voyant à côté
Une corneille, il quitte une pointe première.

Ainsi de ses attraits une maîtresse fière
S’élevant jusqu’au ciel m’abat sous sa beauté,
Mais son vouloir volage est soudain transporté
En l’amour d’un corbeau pour me laisser arrière.

Ha ! Beaux yeux obscurcis qui avez pris le pire,
Plus propres à blesser que discrets à élire,
Je vous crains abattu, ainsi que fait l’oiseau

Qui n’attend que la mort de la serre ennemie
Fors que le changement lui redonne la vie,
Et c’est le changement qui me traîne au tombeau.

Théodore Agrippa d’ AUBIGNÉ   (1552-1630)

écrivain

lionH

Armes de la famille d’Aubigné ***
De gueules au lion d’hermine, armé, lampassé et couronné d’or

sacré.jpg

Faucon sacre ****

* http://www.wikiwand.com/fr/Armoiries_de_l’Islande
** http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/
*** https://fr.wikipedia.org/wiki/Théodore_Agrippa_d’Aubigné
**** http://oiseauxdeproie.webh.ovh/faucon_sacre.html

Fringale de poule

dizier

image de l’auteur

La poule dévorant les vermisseaux d’avril
À sagesse ne songe et non plus à folie ;
Blanche est sa déjection sur la dalle polie
Où se dresse parfois son coq noble et viril.

La cour est maintenue à l’abri des périls
Par un vaillant molosse à la toison pâlie ;
Et le prudent fermier rarement le délie
Car il en a gardé un effroi puéril.

La poule se nourrit de beaux insectes frêles
Qui cherchent leur chemin parmi les herbes grêles
Ou qui se vont enfouir au plus glauque des bois.

Or, j’aime cette cour où surgit, par surprise,
Un enfant du dieu Pan qui sonne du hautbois
Dont le son lancinant s’envole dans la brise.

Cochonfucius

Printemps du maître Schlingo

banne

image de l’auteur 

L’hippopotame en mai par amour se consume,
Il nous dit « Me voici tout à fait allumé »,
Le beau Charlie Schlingo le voit se consumer
Et voudrait le soigner avec des coups d’enclume.

Il marche sur les mains, car telle est sa coutume,
Chose qu’en aucun cas l’hippo ne peut mimer ;
Et ce fou, contemplant l’animal désarmé,
Demande gentiment : «Vieux, qu’est-ce qui t’allume ?»

Pour cette flamme éteindre, il te faut toujours boire
Du nectar enchanté qui brouille ta mémoire,
Ou marcher sur les mains, ou lire des sonnets.

Et l’hippopotamette, on n’a pas besoin d’elle,
Crois-moi, brave bestiau, ces dames sont cruelles,
Tu te porteras mieux si tu le reconnais.

Cochonfucius

Le mensonge

monstre

Blason du mensonge
(image du web)

Fureurs de l’ambition, cupidité, envie,
Vénalité des amitiés… nous égarent
Dans l’abîme de ténèbres où celui
Qui ment est roi. Mais il existe un rempart

À ce désert: la passion qui entretient
Le feu sacré, cette passion est l’amour,
Flamme toute divine, fanal du bien,
Véritable esprit de Dieu qui est tout amour.

La passion est la substance de la vie,
Ôtez cette passion, il ne restera
De l’homme qu’une plate caricature. Ah!

Les menteurs n’en ont que trop conscience, tant sont
Savantes et habiles toutes les précautions
Qu’ils prennent pour ne point brûler à cette flamme.

 

Pierrette

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

Actualités de WordPress.com

Les dernières nouvelles de WordPress.com et de la communauté WordPress.