Fée verte

image de Pierrette

Telle une nouvelle muse enluminant leurs songes
La fée verte autrefois fut l’amie des poètes
Ses autres laudateurs buvant comme des éponges
N’échangeaient cependant que des phrases un peu bêtes.

Des artistes, plus tard, que l’on dit inspirés,
Se firent un allié d’un hallucinogène
Devant leurs créations, des odes au L.S.D,
Nous tournions aveuglés comme autant de phalènes

Quand, revenus sur terre, nous buvions un café
Dans le décor fané d’un bistro familier
(Vestige d’un passé dissipé en fumée)

Songeant à notre vie à ses joies à ses peines
À trop d’heures perdues dans une quête vaine
Nous venaient en mémoire quelques vers de Verlaine

Stahlder

Pichet de Verlaine

image de l’auteur

En taverne le temps s’accélère et s’enfuit,
Dès qu’une chope est vide, elle est à nouveau pleine ;
La belle tavernière a soin de Paul Verlaine,
Le poète maudit qui son coeur a séduit.

Assez peu de buveurs dans ce petit réduit,
Disant au long du jour quelques paroles vaines ;
Ils viennent partager leurs joies et leurs déveines,
Le malheur du poète en rimes se traduit.

Il est désargenté, mais il tient table ouverte,
Ne voulant être seul avec sa boisson verte ;
Il fredonne tout bas quand il est éméché.

Parfois vient un touriste, amateur de folklore,
Qui l’état de ces lieux nullement ne déplore,
Mais goûte les propos du rhapsode fauché.

Cochonfucius

Reptilien

image de Pierrette

J’ai rêvé que j’étais un lézard nonchalant
Même si ces reptiles sont plus vifs que l’éclair
Dans mon rêve je bullais couché sur une pierre
(Comme chaque jour que Dieu fait au creux de mon divan )

Le lézard de mon rêve lui aussi somnolait
Campé sur le béret d’une jeune vigie
Dans ses songes il voguait sur la mer infinie
Au faîte d’un grand mât dans quelque nid-de-pie

Ou, sur un gros ballon, comme ceux des bambins
Qui s’adonnent sur la plage à des jeux aquatiques
Il flottait, composant des vers métaphysiques

Dans ce songe que forgeait mon cerveau reptilien
Sous ma cape d’écailles j’unifiai sans m’en faire
Les quatre interactions régissant l’Univers

Stahlder

Un lézard au hasard

image de l’auteur

J’ai rêvé que j’étais un lézard en hiver,
Ce songe me semblait un délire mystique ;
La lune prononçait des paroles christiques,
La terre était d’azur et le ciel était vert.

Une luciole vint, qui me dicta des vers,
Ayant interrompu son vol acrobatique ;
Un blaireau m’expliqua des mots d’informatique
Que, très probablement, je compris de travers.

Je me mis à planer dans la brise marine,
Dans le lointain voguait la nef de la tsarine ;
Pour barreur, elle avait un polytechnicien.

Les matelots jouaient une musique indienne,
Le grand mât du navire était fait d’obsidienne ;
Et cela se passait dans des temps très anciens.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

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