Nef ascendante

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Une pente liquide à gravir, c’est du sport,
Et ce lac incliné, c’est vraiment un délire ;
Nous l’escaladons mieux que tout autre navire,
À l’horizon déjà je vois les quais du port.

Tu dois être prudent quand tu tires des bords,
Cette montée oblique est ce qu’on fait de pire ;
Neptune a parsemé de pièges son empire,
Homme, sois vigilant sur tribord et bâbord.

Ainsi, nous progressons sur la pente liquide,
Le soleil nous éclaire et la lune nous guide ;
L’ondin nous voit passer sans trop mal réagir.

Fais gaffe au cachalot, quelquefois il se fâche,
D’un certain point de vue le voyage ça gâche ;
Aussi, quand tous les vents se mettent à rugir.

Cochonfucius

En réponse en « Fleurs sans états d’âme »

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Ces fleurs sont presque indifférentes,
Leur âme est froide et transparente ;
La rose qui est sans pourquoi,
C’est assurément leur parente.*

Jadis elle fut conquérante
Pourtant le Prince, incohérente
L’a trouvée; ce je-ne-sais-quoi
Entre eux deux l’a laissée mourante.

Pierrette

*Cochonfucius

Les ondins et le rat

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Le rat craint les ondins, il lâche sa quenouille
Pour se placer sous la protection des corbeaux ;
Il leur dit qu’il les aime et qu’il les trouve beaux,
Mais pour eux, ce rongeur n’est rien qu’une fripouille.

Les lavandières, quand Jean l’Ondin fait l’andouille,
Prononcent des jurons, délaissant leurs travaux ;
Elle l’appellent plouc, Seigneur des Caniveaux,
Abruti de première et Minable Pedzouille.

Traité de tous les noms, l’ondin ne fait qu’en rire ;
Si l’une d’elles crie qu’elle le fera frire,
« À poêle » est sa réponse, il est un peu moqueur.

Guère aimé des corbeaux, maudit par les commères,
Il n’a point de soupirs ni de larmes amères,
Désinvolte est son âme et paisible son coeur.

Cochonfucius

Arbre intemporel

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Arbre qui de Chronos l’emprise désamorce,
D’un monde parallèle il sut franchir le seuil ;
Ce puissant végétal n’en tire aucun orgueil,
Tu ne le verras point se vanter de sa force.

Nul ver ne se nourrit de la chair de son torse,
Nul champignon pervers ne le mène au cercueil ;
Jamais aucun corbeau ne portera son deuil,
Aucun castor glouton ne mordra son écorce.

Je n’ai jamais connu cet autre firmament ;
Aristote, d’ailleurs, en parle rarement,
Les touristes non plus n’y vont pas, même en rêve.

La lune vient parler, certains soirs, avec lui,
Perdus dans cet échange ils traversent la nuit ;
Or, bien qu’intemporel, il trouve la vie brève.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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