
Pierrette en Héraldie
Clair temps printanier
Pour refaire une charpente,
Il pleuvra plus tard.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Pierrette en Héraldie
Clair temps printanier
Pour refaire une charpente,
Il pleuvra plus tard.

image de l’auteur
Les chats d’ici sont quelque peu blagueurs,
À barbouiller un emblème, ils s’accordent,
Mais autrement, sont de sac et de corde ;
Chassant la nuit, miaulant avec vigueur.
Au petit jour, ils sont pris de langueur
En écoutant le son du clavicorde ;
Pour les rongeurs, nulle miséricorde,
Mais le trépas, dans toute sa rigueur.
Jadis, un maître aimant les caressait
Et de poisson, parfois, les repaissait.
Ce maître goûte à présent l’ambroisie
Au fief d’Hadès, où vont les égarés ;
Les chats ont fait ce blason bigarré
Afin d’orner mon humble poésie.

image de l’auteur
Ô mon blason de gueules à la croix d’argent,
Terre des dieux, ancestrale, ô Morbihan,
Pénitent, tel un pèlerin sur le chemin,
Quand ressentirai-je donc le doux air marin?
À la guerre tout comme en temps de paix, vaillant
Sur mon destrier, sous le soleil rougeoyant,
Dans la contrée me déplaçant, arme en main,
Même si je meurs au front, je serai serein.
Agile, tel un félin pourtant si mignon,
Chat orangé accompagné de son chaton
Ils me donnent la force de cents hommes armés.
Amour et gloire sont au royaume de France,
Je sers mon roi, mon aimée ressent mon absence
Mais revenir victorieux est ma destinée.
Louis
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De gueules à la croix d’argent chargée d’un chat passant, d’orangé, accompagné d’un chaton du même

image de l’auteur
L’étoile sur la mer nullement ne serpente,
Car un céleste objet n’est jamais agité ;
De lune et de soleil surpassant la clarté,
Elle franchit les lieux dont la vie est absente.
La surface de l’eau ne forme nulle sente,
Mais du cap, cependant, il ne faut s’écarter,
Que le mage attentif se garde de quitter ;
La brise est régulière, on la croirait contente.
C’est leur astronomie qui les a secourus
Au long de ce trajet par eux trois parcouru,
Avec l’or, et l’encens, et la myrrhe très fine.
Si le voyage est long, il est sans nul ennui,
Les rois sont à la fête, au moins pour aujourd’hui,
Assurés d’aborder à l’étable divine.

image de l’auteur
Le drac d’azur ne vit jamais dans une étable,
Mais au fond du jardin de l’hôpital des fous.
Est-ce dans une grotte, est-ce dans un grand trou ?
Il a le verre en main, le flacon sur la table.
Son oncle était marquis, son aïeul connétable,
Lui, c’est moins d’embarras, car il n’est rien du tout ;
Les honneurs, la richesse, à vrai dire, il s’en fout,
En fait de nonchaloir, je le crois imbattable.
Voudriez-vous avoir un tel époux, madame ?
Car, jamais de tels gens n’importunent les femmes,
Ni ne deviennent durs quand ils sont malheureux.
Le matin, sans ronfler, ils dorment dans la chambre,
Ramassent au jardin les feuilles en novembre,
Et mangent du magret, s’ils ont un petit creux.

Photographie de JBB (droits réservés)
Voici le vieux Ballus marchant au pâturage
Où, le soir, ont dansé (peut-être) des lutins.
La prairie tout entière est ornée ce matin
De givre flamboyant aux couleurs de mirage.
Que vient chercher Ballus en ces humbles parages ?
Est-ce le souvenir d’un vieux Bénédictin
Qui lui avait appris sa prière en latin ?
Est-ce l’odeur qui monte après le labourage ?
La terre est en repos, car c’est bientôt l’hiver.
Très peu d’arbres au bois gardent un peu de vert,
Du ciel ont disparu les oiseaux de passage.
Si ce vieillard aime à folâtrer dans les champs,
C’est qu’à l’oisiveté son coeur a du penchant ;
Vous ne prendrez donc point ce Ballus pour un sage.

image de l’auteur
Notre blason céleste
Soleil, source de vie, chaleur, d’éternité,
Le contrarier revient à risquer de brûler.
Ton rayonnement de feu et d’or sur mes terres
Disent autant les ténèbres que la lumière.
Lune, tu développes la maternité,
Sachez qu’elle nous guide dans l’obscurité,
Qu’elle nous donne un accès à l’imaginaire
Au cours du sommeil qui attise les mystères.
Ces deux opposés complémentaires et sans âge
Nous permettent de vivre presque sans ombrage,
Lune et soleil, de tout temps et par tous sont craints.
Ces astres garantissent un ciel bleu sans nuage,
Nous ne craignons plus les orages et les carnages,
Futurs envahisseurs, passez votre chemin!
Anaë
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Écartelé en sautoir, d’argent d’azur et d’or, le 1 chargé d’un soleil d’or et le 4 chargé d’une lune d’argent.

image de l’auteur
Un blason chevaleresque
Verte est la campagne où mon château resplendit,
Calme et imposant, il illumine la nuit.
Il est le symbole et refuge de ma famille
Fier sauveur, comme une boussole, il nous aiguille.
Sur notre blason figurent nos armoiries,
Emblème écartelé de la chevalerie,
Au canton du chef dextre notre Bastille:
La rouge fleur de lys et non une jonquille.
Le lys de gueules odorant est plein de splendeur,
L’or du canton chef dextre éblouit de grandeur,
Pétales majestueux symboles de noblesse
Illustrant par ceci toute la royauté,
Canton pointe dextre, sinople, liberté
Canton pointe senestre, l’argent de sagesse.
Alexandre
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Écartelé d’or, d’azur, de sinople et d’argent,
le 1 chargé d’une fleur de lys de gueules.

image de l’auteur
En ce bleu azur, on voit une terre immense
Que l’on pourrait voir en toute circonstance
Mais n’oublions surtout pas ce petit passage
Qui nous permettait de partir pour des voyages.
La belle lune reflète sur les visages
Et ce soleil nous a hanté au Moyen-âge.
La fleur de lys est l’emblème des Rois de France
Qui viennent nous offrir quelque polyvalence.
Bleu et blanc sont les couleurs qui nous représentent
Tout ça pour dire qu’on vient représenter Nantes
Dans ce pays qu’est la France nous sommes là,
Nous somme fiers du chemin déjà parcouru
Nous ne sommes point des fous comme dans la rue
Nous voulons juste dire que nous sommes là.
Jules
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D’azur au pal d’argent chargé d’une fleur de lys du champ,
le 1 au croissant contourné, d’argent,
le 3 au soleil non figuré d’or.

lesimagessportif.com
Les anacondas des siphons
Pour leurs demi-tours ainsi font :
Ils sortent au bain, parodiant
L’aspect anodin d’un chiffon.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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