Nuit de Schrödinger

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Pays de Poésie

La pièce hésite sur sa tranche
Pour lire l’incertain futur,
Comme une fente dans le mur
D’une fatalité étanche.

De la case noire à la blanche
Se trouve un passage d’azur,
Un océan sous un ciel pur,
Des lianes qui tombent des branches.

Dévoilant un détail splendide
Tout juste échappé du destin,
Un bout de nuit parle au matin.

Dans l’oeil intuitif et candide
Plonge le non-prémédité
De ce vent du soir invité.

Ada

Amphore lumineuse

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image de l’auteur

Verte dans la lumière blanche,
L’argile reflète l’azur ;
Immobile sur le sol dur,
C’est moi qui toute soif étanche.

Jour de semaine ou bien dimanche,
Tu boiras, adossé au mur ;
Je contiens un liquide pur
Qui de charmants rêves déclenche.

Cette journée sera splendide,
C’est une offrande du destin ;
C’est de ton bonheur le matin.

Ne me crains point, buveur candide,
Car je t’offre une éternité ;
Tu devras donc en profiter.

Cochonfucius

Ambicerveau à la noix

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gramsly.wordpress.com

De cette belle noix, secouons la cuirasse
Qui son petit trésor farouchement défend ;
Moins ça bouge dedans, plus c’est apostrophant,
Alors ne restons pas plus longtemps dans l’impasse.

Or ce n’est pas avec le coupe-paperasse,
Ni le marteau brutal, ni l’instrument griffant,
Que le plus justement cette coque se fend ;
Préservons à tout prix la quintessence grasse !

Un craquement parfait, voici les zestes bruns,
Puis les cerneaux brillants, à leur place chacun ;
Les dégager entiers, ce jeu-là sait nous plaire,

Pour la joie précise où, d’un petit crâne, sort
L’ambicerveau noble aux quatre hémisphères d’or,
Bientôt broyé sous de reptiliennes molaires.

Ada

Arbres impériaux

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image de l’auteur

Ces arbres ont grandi sur la vaste terrasse,
Adoucissant l’ardeur des étés assoiffants ;
Sous leur ombre un penseur s’en va philosophant
À propos des rapports du temps et de l’espace.

Ceux-là ne craignent point la neige ni la glace
Sous lesquelles je vois leurs sommets triomphants ;
Ils savent consoler le vieillard et l’enfant,
De tendres amoureux près d’un d’entre eux s’enlacent.

Ces lieux sont fréquentés par un petit ours brun
Qui de l’air forestier savoure les parfums ;
Nous le voyons aussi danser dans l’aube claire.

Quoi de plus apaisant qu’un grand arbre qui dort ?
La dryade en rêvant peigne ses cheveux d’or,
Songeant sans désespoir aux ans qui s’en allèrent.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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