Cheval qui plane

Toile de Josephine Wall

Pégase, toujours jeune, aime encore voler
Et plonger vers le sol près des volcans qui fument.
La brise boréale ébouriffe ses plumes ;
Il contemple d’en haut les jardins bariolés.

Il traverse les mers tout droit, sans s’affoler ;
Il conserve son cap au milieu de la brume.
Tout au long d’une nuit son ardeur se consume ,
Puis un nouveau soleil s’en vient l’auréoler.

Pégase, emporte-nous vers la lointaine étoile
Que les gens de Bayeux ont brodée sur leur toile
En un trait aussi fin que celui d’un pinceau !

Nous danserons au ciel (ou ce seront nos ombres)
Comme, dans un jardin, d’aimables jouvenceaux ;
Plus rien dans notre coeur ne se montrera sombre.

Cochonfucius

Cheval qui songe

Image du blog Herald Dick Magazine

C’est un petit cheval, à la crinière d’or ;
Il emprunte souvent les allées transversales,
Trottant discrètement, marchant par intervalles,
Entendant des oiseaux les rustiques accords.

Nul pesant cavalier ne le tient par le mors ;
Il avance tout seul, par les routes banales,
Il a l’air bien songeur, au seuil des aubes pâles,
Et cependant, jamais il ne songe à la mort.

Il en a fait pourtant, des rêves de folie,
D’un surprenant voyage et d’une étrange vie,
D’un monde à la dérive, et d’un univers flou.

C’est parce qu’il vit là, dans les bois, loin des foules,
Instruit par le discours du ruisseau qui s’écoule
Et semble raconter des histoires de fou.

Cochonfucius

Ville-monde

image de l’auteur

La ville brille dans le soir
Au moment de mon arrivée !
Au Bar des Sports je vais m’asseoir ;
La ville n’est pas achevée.

L’urbaniste ? Il n’est pas très bon,
Mais nous n’osons pas le lui dire :
C’est un artiste de renom,
Et j’y pense avec le sourire.

Je bois, sans vouloir m’en aller,
De bouger, je n’ai pas envie.
La serveuse vient me parler,
Mon âme en est toute ravie.

Cochonfucius

Le blason-sonnet de Maëlle H. de la 5e3

image de l’auteur

Bête extraordinaire: superbe cheval!
Un amour infini qui fait parfois si mal.
l’émail rappelle les mers chaudes: bleu azur.
Il se croit parfois tout permis, ce cheval pur.

Bête à quatre pattes, aux tailles si différentes,
Aux robes magnifiques presque étincelantes.
Il peut s’entêter et croiser les quatre fers,
Là, on ne voit plus un cheval mais l’enfer.

La teinte qu’on dit noble comme l’or: l’argent,
Sur ce métal  argenté:  ce cheval cabré
Surgit, signe de liberté et de courage.

Vois comme il est attentif même après l’orage
Car dans la nature il peut toujours galoper,
Intrépide certes mais tout aussi patient.

Maëlle

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Coupé d’azur et d’argent, le 1 au signe infini du même, le 2 au cœur de gueules à dextre, au cheval cabré de sable à senestre.

Le blason-sonnet de Maya G. de la 5e3

image de l’auteur

Je le voyais au loin galoper dans le vent,
Il était sauvage sans aucune contrainte.
Sur les chemins je cherchais même ses empreintes,
Sa liberté le rendait tellement vivant.

Il allait voir ses congénères en trottant
Et tous les jours, il se creusait des labyrinthes.
Il parcourait les champs et les vergers sans crainte.
Tous les matins il s’étirait en se levant,

Sa robe azur  était d’une extrême beauté.
On ne voyait que sa liste blanche, la nuit.
J’aimais surtout sa crinière au si beau reflet.

Il passait ses journées à manger de l’épeautre,
J’observais toujours ses balzanes à minuit.
Ce cheval n’était pas du tout comme les autres.

Maya

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D’or à la fasce de gueules au cheval cabré, contourné, d’azur

Le blason-sonnet de Joseph G. de la 5e3

image de l’auteur

Un monde durable

Sur une île, des voyageurs ont échoué.
Ils ont réalisé qu’il fallait cultiver
Pour survivre; ils se sont bien adaptés
Et puis, de style de vie, ils ont tous changé.

Ils se sont installés sur l’île non peuplée.
Paysages et  animaux, ils ont contemplé.
Très belle la nature, ont-ils aussi trouvé,
Si magnifique pour leurs yeux émerveillés.

Mais l’équilibre fragile a vite cédé
En séparant les riches des plus miséreux
Et puis, chaque jour la situation empirait.

Soudainement, débarqua un aventurier
Réussissant à rétablir aux bienheureux:
Paix et sérénité dans  un monde parfait.

Joseph

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Tiercé en pairle renversé, d’azur, d’argent, de gueules, le 1 au bonhomme passant, d’or, le 2 à l’arbre de sinople, le 3 à l’usine d’or aussi.

Le corbeau et le coq

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Composition de l’auteur

Du corbeau la langue rouillée
Dit des mots rocailleux ;
Les entend la forêt mouillée,
Du côté de Bayeux.

Du coq l’organe réputé
Charme la populace ;
Son éleveur, avec fierté,
En proclame la grâce.

Mais moi, je ne suis qu’un moineau
Aux cris imperceptibles ;
Je dis auprès du caniveau
Des mots indescriptibles.

Cochonfucius

Corbeau pensant

kryry

Image du blog Herald Dick Magazine

Un corbeau, débordant de puissance magique,
Observe la rivière à l’éternel courant,
Arborant, tout le jour, un air indifférent,
Un masque qu’on ne sent ni joyeux, ni tragique.

Jamais, quand vient le soir, on ne le voit buvant
En taverne, au comptoir ni même dans la salle :
Mais il goûte un peu d’eau qui coule, transversale,
Parmi l’herbe d’un pré ; il l’absorbe, en rêvant.

Mais nous, chers compagnons, sommes-nous des corneilles ?
Partageons-nous plutôt le nectar de la treille !

Cochonfucius

Faune aquatique

(agoresblog, wordpress)

Rivière de sinople aux salamandres d’or,
Que le monde est étrange !
Un gros oiseau de sable avec une voix d’ange :
Mais d’ange de la mort.

Mille chevaliers francs aux éperons d’argent
Sur des chevaux d’hermine ;
Celui qui les commande a soucieuse mine,
C’est le seigneur Roland.

De gueules le museau d’un troll de ces parages,
Qui boit du vin nouveau ;
On croit entendre au loin les cris d’un jeune veau
Errant au pâturage.

Cochonfucius

Chien d’argent

chien-d-argent

Image d’Héraldie

Beau chien d’argent sur le sol
Au milieu de la verdure,
Le papillon s’aventure
À te narguer dans son vol.

Ne tue pas l’insecte d’or,
Lui qui comme toi respire,
Entendez tous deux la lyre
Aux subtils et doux accords.

L’un marchant, l’un voletant,
Votre énergie s’éparpille
Comme feraient des brindilles
Dans le souffle du printemps.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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