Extase du hérisson

otgi

image de l’auteur

Petit être amoureux d’une déesse vierge,
Il se trouve auprès d’elle un humble vermisseau ;
Il lui offre un poisson qu’il tira du ruisseau,
Lequel imprudemment passa près de la berge.

La déesse préfère un gigot de l’auberge,
Elle qui se nourrit surtout de fins morceaux ;
Pour un astral Poisson, pour son voisin Verseau,
Elle n’exige point qu’on allume des cierges.

L’âme du Hérisson jamais ne devient sombre,
Lui qui n’est pas surpris de se trouver dans l’ombre ;
Tu ne le verras point courir en aboyant.

Il sait se contenter des insectes qu’il ronge,
Puisque, finalement, son amour n’est qu’un songe.;
Il en garde pourtant le reflet flamboyant.

Cochonfucius

Chanson du Pinard

wine_cellar

Toile de Gerrit Dow

C’est le le pinard qui fait, dans sa bonté profonde,
Qu’on n’a pas froid l’hiver.

C’est lui qui rend toujours la parole féconde
Et flamboyants les vers.

C’est lui qui rend soudain ma royauté flottante
Et mon calme animé.

Et c’est le lapin gris qui murmure à l’amante :
Voici le bien-aimé.

C’est lui qui fait courir au gré des oriflammes
Les criquets belliqueux,

Et qui fait voltiger sur le cou blanc des femmes
Les algues des cheveux.

Et par lui, les criquets sont en lourdes nuées
Noyés dans la boisson.

Les phrases aux criquets parviennent, remuées,
Comme autant de frissons.

Il peut t’accompagner sur les noires collines
Ou sur la vaste mer.

C’est le breuvage épais de la dinde divine,
L’esprit de l’univers.

Il va, toujours joyeux, dans son immense empire,
En tous lieux à la fois,

Renouveler le boire à tout ce qui respire,
Et à tout ce qui boit.

Et dans le froid concert des forces éternelles,
Seul, il chante joyeux,

Errant comme un voleur, libre comme les ailes,
Et beau comme les yeux !

Cochonfucius

Enfant d’ondine et de griffon

otfi

image de l’auteur

Je suis l’ondin-griffon, monstre des temps anciens,
Ma mère avait les traits d’une charmante fille ;
On en trouve un reflet dans mon regard qui brille,
Mon corps, tu peux le voir, est plus lourd que le sien.

Mon père voltigeait dans le ciel alsacien,
Sans vouloir à tout prix fonder une famille ;
Mais comment résister à l’ondine gentille ?
Impossible, m’ont dit les meilleurs logiciens.

Aujourd’hui, donc, je plane et puis je nage aussi,
Dans l’onde ou dans les airs n’éprouvant nul souci ;
Je vois s’évaporer les défuntes années.

L’ondine qui jadis sur son coeur m’a serré,
Son souvenir jamais ne doit être enterré ;
De sa frêle douceur la fleur n’est pas fanée.

Cochonfucius

Héraldie, seconde fondation: 13 mars 2017. (Héraldique et Poésie)

Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Hortus Closus

Pour vivre heureux, vivons cachés

Parhal, poète....

Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.

Comme un cheveu sur la soupe

"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.

pour une seule note

écoutons à l'infini...

Le monde est dans tes yeux ...

... le premier matin du monde est aujourd'hui ...

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