
Pierrette en Héraldie
Au ciel de novembre,
Des lumières incertaines,
Comment savoir l’heure ?
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.

Pierrette en Héraldie
Au ciel de novembre,
Des lumières incertaines,
Comment savoir l’heure ?

cz590.wordpress.com
Bonjour-bonsoir sur la slackline
Où le faux pas éjecte offline,
Corps et esprit dans la battle,
C’est comme la vie, by design.

image de l’auteur
Ici le professeur Einstein
Traduit des vers de Wittgenstein
Tandis que son ami Gödel
Lit des pages de « Frankenstein ».*
Einstein apprécie Eisenstein,
Gödel, lui, préfère Bernstein,
L’un et l’autre sont très fidèles
Et se retrouvent au Lichtenstein.
Pierrette

image de l’auteur
Ici le professeur Einstein
Traduit des vers de Wittgenstein
Tandis que son ami Gödel
Lit des pages de « Frankenstein ».

image de l’auteur
Je suis ce presque rien qui fleurit sur les pentes,
Petite tache rouge au sein d’un monde vert ;
En ces lieux ne prospère aucun démon pervers,
Mais un homme rêveur dont Lilith fut l’amante.
J’ai de l’admiration pour les oiseaux qui chantent,
Mon coeur regrette un peu leur absence en hiver ;
Je tiens un petit rôle en ce vaste univers,
Sévère est la nature, elle n’est pas méchante.
Mon corps au long du jour se nourrit de soleil,
Je bois de la rosée au sortir du sommeil ;
Ces deux trésors pour moi sont comme une fortune.
Mon regard de fleur voit plus loin que l’horizon,
Mon délire est savant plus que votre raison ;
Je compose des vers aux soirs de pleine lune.

Pierrette en Héraldie
Que faites-vous donc,
Hirondelles de l’automne,
En des lieux lointains ?

Illustration de John Howe
Ils perdirent la vouivre, un soir. Pourquoi perd-on
La vouivre ? Quelqu’un l’a parfois trop regardée.
Les loriots blancs, furieux de l’avoir hasardée,
Tracèrent sur le sol des cercles au bâton.
Ils firent des calculs, grattèrent leur menton,
Mais la vouivre avait fui, comme fuit une idée.
Et ces loriots voulant avoir l’âme guidée
Pleurèrent, en dressant des tentes de coton.
Mais le gros bison noir, méprisé des deux autres,
Se dit : Pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres,
Il faut donner pourtant au peuple son pinard.
Tandis qu’il en portait un plein seau par son anse,
Alors qu’il y jetait un machinal regard,
Il vit la vouivre d’or, qui nageait en silence.

Photographie de Doisneau
Que savent nos jardins de l’éclosion des roses ?
Le printemps les atteint sans qu’ils soient plus savants.
Ils n’ont rien retenu des beaux printemps d’avant,
Et même s’ils en ont gardé deux ou trois choses,
Ils ne les gèrent pas, le hasard les dispose,
L’herbe invasive obtient le point, le plus souvent,
Mais peu m’importe, à moi qui jardine en rêvant :
Je veux deux ou trois fleurs, pas une apothéose.
C’est donc sereinement que je donne à la terre
Mes efforts maladroits, mon labeur éphémère :
L’ombrage que j’obtiens en est le juste prix.
D’autres vont parvenir à vendre leurs légumes,
Et les plus ambitieux produiront des agrumes ;
Moi, la fleur non voulue qui parfois me sourit.
Héraldie est né le 30 avril 2012, ceux qui l'ont fondé sont maintenant partis. Mais moi, Le Fringant Papillon, je reste dans ses jardins pour butiner ses fleurs. C'est là aussi que l'Enchanteur aux mille poèmes a un atelier.
Pour vivre heureux, vivons cachés
Poésie musicale, rythmée, parlée ou chantée de sa voix vibrante sur la note de l'Univers.
"On a le droit de le faire" Marguerite Duras, Écrire.
écoutons à l'infini...
... le premier matin du monde est aujourd'hui ...
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